Exposition de l’A. P. Brussels Miroir

Il est des pays où le cours du temps demeure suspendu
Loin de la trépidation des grandes villes
Où les gens, soustraits aux cadences infernales
Baignent dans un soleil embrasant
Grisés par les senteurs d’herbes, de truffes, de lavandes
Repus de bonne chaire, abreuvés de vins capiteux
Tous les ingrédients s’amoncellent pour
Que règne un climat d’humour, d’indolence, d’extase
L’authentique symbole d’un certain art de vivre

Emile Gits, a réalisé des tirages photographiques en assemblant, deux, trois,
voire quatre négatifs différents. Non pas à l’aide d’un logiciel informatique,
mais en utilisant un agrandisseur, l’outil qui a permis la réalisation
de nombreuses photographies iconiques que ce soit celles de Robert Doisneau,
Henri Cartier-Bresson, Willy Ronis, Dorothea Lange, Michael Kenna et bien d’autres.
Par la qualité de son travail Emile Gits a acquis une renommée dépassant nos frontières,
il est Président d’honneur de l’Association photographique Brussels Miroir.

    TERMINÉ

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C’est en 1969 que Kostas Papatheodorou, architecte, peintre et hagiographe, se lance dans la construction d’une église dont il souhaite voir l’architecture combiner les éléments de diverses religions. Dans son esprit il doit y intégrer les styles de l’Egypte antique, de la Grèce ancienne, de l’art byzantin et les éléments propres à la culture orthodoxe traditionnelle.
Il espère que l’œuvre témoignera de sa volonté de promouvoir la continuité religieuse et la réconciliation des diverses religions.
Pour la construction il amalgamera des pierres antiques (plus que probablement prélevées sur les sites de la région), des briques, du marbre, du bois, des carrelages, le tout sans ciment. Il cisèlera parfois les éléments à la main et sur place. Ne voulant pas perdre de temps, il travaille toute la journée et s’installe pendant six mois dans une tente plantée à côté de l’ouvrage. Pour l’aider, il mobilise quelques travailleurs non qualifiés habitant les villages des environs.
Si l’édification de l’extérieur de l’église fut terminée en 1973, ce n’est qu’en 1978 que les travaux prirent définitivement fin.
L’église orthodoxe grecque, n’apprécia pas vraiment l’ouvrage et obligea d’ailleurs l’architecte à modifier les peintures et icônes pour les rendre acceptables aux yeux du clergé.
A côté de l’église, Kostas Papatheodorou, érigea également deux petits temples à l’antique.
Il semblerait que l’église repose sur l’emplacement d’un ancien temple préchrétien.
Agia Foteini, est unique en son genre, aucune symétrie, peu d’éléments horizontaux ou verticaux, une impression de château de cartes qui va s’écrouler ne serait-ce qu’à l’occasion d’un tremblement de terre de 3 sur l’échelle de Richter ou d’une tempête un peu violente, et pourtant cela tient !
Comment définir le type d’architecture ? Du Facteur cheval « light », ou du Gaudi « hard » ?
Localisation : Grèce – Péloponnèse – Arcadie – Localité de Mantinée.

NOS EXPOSITIONS PASSÉES

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Les comptes-rendus (4/1/2016 au 22/5/2017)

LES COMPTES-RENDUS D’HENRI KEMP

LES COMPTES-RENDUS ANTÉRIEURS, SE TROUVENT DANS LA PAGE « ARCHIVE »

Réunion du 22-05-2017.

Au club, pour briser le carcan des sempiternelles projections d’images, les membres, en concertation, décident de passer à une tout autre activité: les portraits de personnages, de groupes et même de mariages.
L’étude se répartit en une description de prises de vues et ensuite, une manipulation et retouches de celles-ci.
Pour mener l’opération à bien, il nous faut un opérateur qui possède déjà une longue expérience en la matière. Pascal est l’homme tout indiqué.
Il débute par les photos de mariage. Celles des mariés tout d’abord et ensuite entourés du groupe d’invités. Il faut veiller particulièrement aux habits: est-ce-que ces habits ne reflètent pas des taches parasites?, certains plis indésirables n’apparaissent-ils pas?. Attention aussi à la position des mariés. Une mauvaise tenue d’un bras, d’une jambe, du tronc, de la tête peut devenir néfaste. Enfin et surtout, la tête et le visage. Aucune imperfection ne peut apparaître: une ride, un petit bouton, une tache de rousseur, tout cela doit disparaître. Comme tous les regards sont portés sur la mariée, il faut que celle-ci soit impeccable. Enfin, c’est ici que le photographe devra faire preuve de tout son art
Il s’efforcera d’obtenir des nouveaux époux, un visage radieux, reflétant le bonheur et la joie. Il faut qu’ils montrent d’indéfectibles attachements, qu’ils expriment la sensibilité et l’émotion, que leurs regards qui se rencontrent en disent long.
Gardons toujours en tête que pour les mariés, c’est le plus beau jour de leur vie. Il faut donc que leurs photos soient les plus belles de leur collection..
Passons ensuite aux photos des mariés au milieu des invités. Veillez à ce que les gens ne se rangent pas en ligne droite. Avec une mise au point au centre de la photo et une zone de profondeur de champ insuffisante, les invités placés aux extrémités du groupe risquent d’être flous. Adoptez plutôt une disposition en arc de cercle.
Dans une photo de groupe, bien de points cités plus haut pourront être d’application. Habillement, position, disposition entre les uns et les autres , tout sera impeccable. Veillez à ce que certaines imperfections physiques du visage soient camouflées Songeons au nez épaté, en trompette, les oreilles décollées, la dentition défectueuse, le double menton ou en galoche.
Comme illustration à tout cet arsenal de prescriptions, nous passons à la photographie du groupe de membres. Nous réalisons ainsi plusieurs clichés en procédant à un échange d’opérateurs. Toujours prendre plusieurs clichés au cas où un de ceux-ci se montre défaillant. Dernière recommandation : préparez les réglages de l’appareil avant de se concentrer sur le sujet.
Le choix d’un arrière plan approprié peut s’avérer intéressant: verdure, lac, monument, etc.
Pour la dernière partie de la séance, nous faisons appel à Manu, Yves, Erik. Ces trois membres, les mieux formés aux manipulations et retouches de photos, nous livrent leur façon d’opérer. Les instruments utilisés seront les photoshop CS2 et CS6. Manu, quant à lui, utilise aussi d’autres logiciels de retouche en fonction du sujet et du résultat recherché.
Nous passons en revue les outils niveaux, les courbes, la luminosité, le contraste, la teinte, la saturation des couleurs, les tons foncés, les tons clairs, le recadrage, l’outil correcteur, la gomme, la brosse, etc.
Il est conseillé de prendre une photo en couleur, de la transposer en blancs et noir, de la passer en différentes dominantes et d’examiner l’effet produit. Pour passer de la couleur au blanc et noir , différents procédés sont à notre disposition: la désaturation, l’emploi des couches RVB, les outils virages, Au photographe de choisir.
Constatons que la soirée a été chargée mais agréable et constructive.

Réunion du 15-05-2017.

Nous poursuivons nos projections par celle d’Henri. Les floralies du château de Grand Bigard se révèlent être un sujet photographique ingrat. Il faut s’en remettre aux compositions florales des architectes de jardin ce qui ne satisfait pas toujours les photographes. On voit des ensembles de parterres de fleurs dessinant des figures bien étudiées. De ci delà, des vues d’un étang aux multiples reflets brisent la monotonie. Pour égayer le caractère floral de l’exposition, un groupe de comédiens costumés en habits vénitiens nous prêtent leur concours. Les chutes du Niagara et le « carnaval » de Venise sont les deux sujets les plus photographiés au monde. Mais pour les photographes, dont je suis, qui n’ont pas encore pu faire un saut jusqu’à Venise, c’était l’occasion rêvée de compléter leur collection de photos.
Chuy Chay Huynh, quant à lui, a fait abstraction du caractère documentaire cité plus haut et s’est concentré sur l’étude de fleurs prises isolément. On retrouve ce problème dérangeant où il est impossible de disposer une seule fleur au milieu d’un ensemble pour obtenir une bonne composition. Mais nous connaissons les qualités de notre artiste qui s’en tire au mieux.
André Cr possède encore quelques images des floralies mais attire notre attention sur une queue de cheval. Il en a fait tout le tour et l’a prise sous tous les angles. Si l’on n’apercevrait pas de temps à autre la croupe de l’animal, on se demanderait de quel objet mystérieux il s’agirait?
Les photos nature ont toujours la prédilection chez Monique. Elle nous montre ses dernières créations interprétées avec bonheur. Citons des vues de fleurs, d’arbres, de canards, de ruisseaux, de reflets, éléments qui constituent un ensemble champêtre.
Erik Verelst se livre à quelques expériences photographiques. Il part d’une image dont la moitié inférieure est bleue et représente des vagues (on suppose), tandis que la parie supérieure, très claire, ne révèle aucun détail. Il manipule ensuite l’image de mille et une façons à l’aide de caméra RAW et de photoshop. Il procède ensuite de même avec un paysage de neige. Un moyen de montrer ce qu’il est possible d’obtenir avec une seule image.
S’il est un clou sur lequel il faudrait encore taper, c’est celui de la balance des blancs. Notre autre Eric (Verstraeten) semble bien utiliser cette fonction de façon erronnnée et de s’en servir à régler l’intensité des blancs. Il s’ensuit une discussion où une poule ne retrouverait pas ses poussins. Pour rectifier le tir, une leçon de physique de la lumière viendrait bien à propos.
La balance des blancs fait référence au concept de la température des couleurs exprimée en degrés Kelvin. Son réglage doit se faire sur la température des couleurs correspondant au type de lumière de la photo. Cette balance des blancs s’apparente en photographie argentique au choix d’une émulsion lumière du jour ou lumière artificielle et à l’usage de filtres de température de couleur.

Réunion du 08-05-2017.

Comme prévu, soirée totalement occupée par la projection d’images, qu’elles soient sur clé ou sur DVD.
Joseph débute par une longue série de photos où l’on saute du coq à l’âne. Nous en extrayons quelques unes en commençant par le nouvel an chinois puis: la basilique de Koekelberg, un artiste peintre dans la campagne, des joueurs d’échecs dans la rue, une gare de la SNCB, un sous-bois en Irlande, un coucher de soleil en mer dans la même région, une tortue, une oie, des jeunes moutons blancs, encore un coucher de soleil mais à caractère exotique, une chat tout blanc, et last but not least : l’incontournable bois de Hal.
Joseph interroge l’honorable assemblée pour savoir comment rendre dans l’une de ses photos, l’avant plan net, le plan moyen net et l’arrière plan flou. Trois moyens s’offrent à nous: jouer sur le diaphragme, choisir un objectif à longue focale, faire une mise au point sur l’avant plan en jouant sur la profondeur de champ de façon à ce que le plan moyen soit encore dans la zone de netteté. Mais comme Joseph ne possède qu’un appareil équipé d’un objectif mono focal qui ouvre à F/3.5, ses possibilités sont limitées.
Nous voyons les premières images de notre escapade au Grand Bigard. André Crollaer a sélectionné un groupe de figurants costumés et masqués selon la tradition vénitienne.
A l’avenir, il faudra se rappeler que Peter prend l’habitude de nous présenter des photos bizarroïdes dont les effets insolites résultent de l’emploi de filtres incorporés dans son appareil. En abusant de ce système, on risque de perdre son esprit de créativité. En effet, ce n’est plus le photographe qui est maitre de sa photo mais la machine.
Des images sur clé, nous passons aux images sur DVD. Peter a découvert une collection documentaire de DVD consacrée aux grands courants photographiques et intitulée « Photo Intégrale ». Nous en voyons déjà le premier exemplaire d’un coffret de trois qui traite de photos surréalistes. Une vidéo d’images avec commentaires parlés et accompagnement musical. Nous sommes quand même surpris par ce que les anciens photographes pouvaient réaliser. Tous les moyens étaient mis à profit pour fabriquer des images surréalistes: découpages, collages, assemblages, superpositions, déformations, négatifs, trucages, etc .N’oublions pas que ces artistes n’avaient que leurs mains, quelques accessoires et le film argentique pour nous plonger dans ce monde surréaliste
Peter désire également poser une question à la respectable assemblée. Une de ses photos représente un groupe de gens dont une personne est habillée en vêtements très clairs et tous les autres en vêtements foncés. La question est: comment obtenir une photo correctement exposée?
Je ne vais pas m’étendre ici sur ce problème, ce serait trop long. Mais signalons qu’à l’époque de l’argentique, réaliser une photo correcte d’un couple de jeunes mariés où la mariée était vêtue tout de blanc et le marié portait un costume pingouin tout noir, représentait un véritable tour de force. L’avènement de la photo numérique à considérablement facilité notre travail grâce aux fichiers traités en RAW et l’emploi de logiciels de retouche.
Jacques ne manquera pas de développer prochainement la question des fondamentaux plus en détail.
Le club « Perfect Ganshoren » a fait appel à Chuy Chay Huynh pour sélectionner cinq photos parmi celles présentées par leurs membres au concours interne. Nos membres sont également invités à participer à cette sélection et il s’ensuit une avalanche de suggestions et de critiques où chacun met son inévitable grain de sel.

Réunion du 24-04-2017.

Au club, l’interruption pascale fut mise à profit pour organiser une sortie. Erik Verelst nous emmena visiter les floralies au château de Grand-Bigard. Vaste domaine où les spécialistes de l’art floral pouvaient donner libre cours à leur imagination . Le château même apportait un soutien au décor de parterres multicolores.
A l’entrée du parc, nos membres présents trépignèrent d’impatience, dégainèrent leur appareil photo et se dispersèrent aux quatre coins de l’exposition. Et l’on entendit bientôt le crépitement de leurs obturateurs.
Cerise sur le gâteau, les organisateurs avaient prévu un défilé de figurants costumés et masqués à la mode de Venise. Avec le château en toile de fond, le spectacle fut éblouissant. Si les images de masques de Venise sont trop souvent rabâchés, chaque photographe peut se réserver le droit d’en mettre quelques unes dans sa collection. Dans le cas présent, nous serions curieux de voir comment nos participants auront interprété les images.
Remercions Erik Verelst pour son heureuse initiative et pour avoir pris le groupe de participants sous son aile.
Peter nous réserve toujours une petite surprise. Cette fois-ci, il nous montre une photo de l’Albertine. La particularité de l’image est qu’elle est frappée d’un cachet très spécial résultant de l’intervention de filtres incorporés dans l’appareil. Avis aux photographes qui ont Photoshop en aversion!
A l’instar d’André Baise, Jacques a pris quelques photos au cimetière de Bracquegnies. Certaines tombes d’enfants, aux décorations circonstanciées, soulèvent l’émotion.
Sébastien Fayard se distingue par une longue série de photos humoristiques. L’auteur, gai luron s’il en est, s’est creusé la cervelle pour monter des scènes plus désopilantes les unes que les autres. Il y fait largement usage de calembours dont l’effet est réussi.
Joseph a dégoté quelque part une réunion de vieux messieurs tous coiffés de canotiers. Mais le plus amusant est qu’ils sont tous moustachus. Et quelles moustaches: des longues, des courtes, des rondes, des pointues, des accroche-cœurs, des anglaise, des turques, des gauloises. C’est tout juste si elles ne sortent pas du cadre de la photo.

Réunion du 03-04-2017.

En ce début de vacances de Pâques, les garderies d’élèves occupent dans la journée la grande salle 208 et pour ce faire, ont disposé les tables et les chaises à leur convenance. Ils se sont même offert un téléviseur et des matelas afin de profiter pleinement de distraction et de repos.
Nous n’allions pas déranger leur installation qui servira encore plusieurs jours et nous nous sommes contentés de la petite salle.
Les activités de nos membres sont laissées à leurs bons soins. Donc, pour meubler la soirée, André B. nous projette ses dernières images : lunettes, branches couvertes d’hamamélis, une statuette métallique d’un pigeon, un ensemble de photos prises au cimetière de Bracquegnies.
Au carnaval de Binche, Jacques nous montre qu’il est possible d’éviter les images conventionnelles de carnaval avec une série de trois gilles dans toutes les attitudes, positions et mouvements. Intéressant et surprenant.
Avec son riche passé de fréquentation de clubs photographiques, Jacques dispose de quoi nous raconter les péripéties vécues avec des photographes farfelus qui sortent du lot.
De sa collection, notre animateur fait tourner une vingtaine de photos autour des tables. Des images qui datent, d’excellente facture, en blanc et noir, tirées en numérique à partir de photos argentiques. Images prises dans Bruxelles à une époque révolue. On voit des scènes de rues, de ruelles, d’impasses ; des ivrognes couchés sur le sol, des habitants de ces quartiers miséreux vacant à leurs occupations ou assis sur le pas de leur porte Sur leurs visages, on peut lire des expressions de peine et de tristesse. Une image insolite et confuse où l’on voit un groupe d’ouvriers portant une énorme vitre dans la rue. L’on se demande si les hommes sont répartis des deux côtés de la vitre ou s’il s’agit de réflexions dans la glace ? Nous voyons encore des photos de moto cross mais pas de la vitesse; un groupe de motards ayant chuté dans une grande flaque de boue en sort recouvert de la tête aux pieds. Scène curieuse et amusante.

Réunion du 27-03-2017.

Aujourd’hui, séance en roue libre.
Peter a dégoté quelque part un appareil de studio, format 13×18, des années 1900. Il nous en montre la photographie et apparemment , l’instrument est en parfait état de conservation, très peu servi, pratiquement neuf. Il nous apporte le châssis à plaques, façonné en bois teinté et laqué, que nous pouvons caresser et admirer le soin avec lequel l’accessoire a été fabriqué. Cela date d’une époque où l’artisan construisait des pièces avec amour et en y mettant le temps nécessaire. Quel contraste avec tout ce que l’on fabrique aujourd’hui où tout n’est que rendement et bénéfices. Sur l’appareil en question, le fabricant s’est même payé le luxe de monter un objectif à décentrement , (un Rodenstock, SVP ). Il ne restera plus à Peter, que de trouver du matériel sensible pour nous montrer ce que son appareil, digne de figurer dans un musée, a dans le ventre.
Certains de nos membres ont leurs petits secrets pour reproduire des images remarquables découvertes sur internet, dans des revues ou des livres de photos. C’est ainsi qu’Yves nous fait voir des images nocturnes fortement éclairées et traversées de lignes fuyantes éclaboussées de lumière. Nous sentons déjà une propension à produire des photos « Light painting ».
Jacques, en plus de photographier les sujets qu’il aime, se fait aussi un plaisir de collectionner des photos venues de tous les horizons. Cette foi-ci, ce sont un quinzaine d’images réalisées par la l’un de ses collègues de travail, photographe de presse au journal  » Le Soir », décédé en novembre 2016. Ces images qui lui ont été offertes par la fille du photographe, représentent des scènes de rue, des scènes d’intérieurs, des portraits, prises dans le quartier des Marolles. Elles nous reportent à une époque où les gens vivaient dans des taudis, conditions proches de la misère. Jacques nous raconte quelques anecdotes piquantes relatives à des jours qui ont connu des reliquats de ces mœurs. Aujourd’hui,, le quartier des Marolles s’est muté en grande partie en un centre de brocanteurs.
Bouleversant pour qui n’y a plus mis les pieds depuis longtemps.

Réunion du 20-03-2017.

Notre équipe de remuants photographes décide de faire une incursion dans le monde de la « Light painting » , (en bon français: peinture à la lumière). Ce procédé tend à prendre de l’extension dans certaines couches de photographes, mais de quoi s’agit-il ?
Pour éclairer notre lanterne, c’est une technique de prise de vue photographique consistant à déplacer une source de lumière ou en bougeant l’appareil photo en utilisant un temps d’exposition long dans un environnement sombre. La photographie ainsi obtenue révèle toutes les traces lumineuses dues soit à l’exposition directe du capteur à la source lumineuse soit aux objets éclairés. Le procédé consiste à faire intervenir une ou plusieurs sources de lumière tenues à la main (lampes de poche, lasers) dans une scène photographiée avec un temps de pose supérieur à 1 seconde.
La lumière peut être :
a) dirigée vers l’objectif: le résultat ressemble à une photo classique sur laquelle on aurait peint des traits lumineux.
b) dirigée vers le sujet: la photo est ainsi éclairée par endroits et sombre à d’autres.
La mise en pratique de cette technique requiert un appareil photo disposant d’un temps de pose d’au moins 1 seconde et de plusieurs minutes pour des scènes évoluées. Cette pratique a gagné en popularité avec l’avènement de la photographie numérique parce que le photographe peut contrôler immédiatement le résultat de ses prises de vues. Ajoutons que les combinaisons et les possibilités sont infinies, que le photographe peut donner libre cours à son imagination.
Peter paraît le plus intéressé d’entre-nous. Il nous montre ses premiers essais qui sont des ensembles de traits lumineux concentriques décentrés (informations techniques: pose de 20 secondes, F/22, exposition manuelle, lampe à faisceau étroit). Il nous montre ensuite un grand nombre d’images extraites du livre « Trick Photography » et passées sur notre écran.
Peter revient les pieds sur terre avec des images de statuettes sculptées par Picasso (Musée du Louvre) et du défilé à l’occasion du nouvel-an chinois.
André B. se propose d’analyser deux images dues à Pascal. Il s’agit d’un garçonnet et d’une fillette situées dans un environnement boisé. André semble affectionner ce genre d’exercice et pour sûr, de s’y adonner encore par la suite.
Finalement, Yves nous met une série d’images sur la table qui pour le moins nous laissent perplexes. Ce sont des photos inédites de chiens traitées à la façon aquarelle.
Les peintures à l’aquarelle (aussi dites à l’eau) que tout le monde a pratiqué sur les bancs de l’école primaire, se reconnaissent aux tons doux, palots, délavés ( forcement puisque les pigments sont dissous dans de l’eau ). C’est pourquoi la peinture aquarelle connaît peu de succès et est considérée comme un art mineur.
Yves est parvenu à contourner ces lacunes en peignant un sujet à l’aquarelle, en photographiant. le tableau, et en appliquant à ce dernier le punch qui lui manquait. Comment ? vous l’aurez deviné. En ayant recours à photoshop. On obtient finalement une reproduction photographique d’une peinture aquarelle avec en plus, le contraste et la saturation des couleurs qui faisaient défaut. L’effet est saisissant.
Yves aurait avantage, en plus de photos de chiens, à étendre son procédé à de beaux paysages.

Réunion du 13-03-2017.

Nous débutons par une projection des nouvelles images de Jacques. Dans cet ensemble de photos, il y a comme dans les fromages belges, un peu de tout. Du blanc et noir, de la couleur, des portraits, des paysages, des architectures.
Yves nous montre quelques beaux portraits, sujets qui ont toujours la côte auprès de nos photographes. On remarque de suite que notre portraitiste n’en est pas à ses premiers essais.
Apparaît ensuite une chanteuse sur scène, photographiée sous tous les angles et habillée de couleur rouge vif sur les bras et le corps. Un travail de Pascal Kamole, un champion de la photographie de spectacle.
Jacques nous propose un exposé sur une des techniques anciennes: l’oléo bromure. Mais qu’est-ce-que le procédé oléo bromure (ou bromoïl)? Ce procédé se base sur le rejet bien connu en lithographie, des matières grasses par une surface gorgée d’eau. Elle est tirée sur un papier bromure aux sels d’argent selon le traitement classique (révélateur, bain d’arrêt, fixage et lavage). Elle est ensuite blanchie et tannée chimiquement, trempée dans de l’eau tiède pour faire gonfler l’émulsion. Les parties claires absorbent l’eau en plus grandes quantités que les parties noires. Le surplus d’eau est éliminé et une encre grasse est appliquée au pinceau. Cette encre est absorbée là où la gélatine a été tannée et rejetée là où la gélatine s’est gonflée d’eau. De cette façon, l’image argentique est graduellement remplacée par l’encre résultant de l’application judicieuse de plusieurs couches d’encre de différentes consistances et en travaillant sélectivement certaines parties de l’image. Remarquons que ces épreuves se prêtent très bien à des virages.
Jacques nous passe une vidéo sur la description du procédé. Il se fait qu’un de nos anciens membres s’est livré à la pratique de l’oléo bromure et a cédé une quinzaine d’épreuves à Jacques. Comme illustration de son exposé, ce dernier les accroche à la cimaise, le meilleur moyen d’apaiser notre curiosité.
En complément au bromoïl, Manu, féru  de techniques anciennes, nous montre quelques échantillons de ses cyanotypes.
Comme conclusion, notre animateur nous fait remarquer que ces techniques en vigueur à la deuxième moitié du  XIXe s., ensuite abandonnées avec l’avènement de l’argentique et du numérique, attirent toujours un certain nombre d’adeptes.et méritent bien leur place parmi toutes les formes artistiques.

Réunion du 06-03-2017.

A la demande d’un membre, Jacques nous dévoile de mode d’organisation des différentes associations de gilles de la région du Centre. Les non initiés que nous sommes pour la plupart ne se doutent pas qu’il puisse y avoir des différences du point de vue du calendrier, de costumes, d’itinéraires, de repos, d’arrosage au champagne, et bien d’autres choses. Un coin du voile est ainsi soulevé.
Yves nous montre ses dernières images où nous remarquons quelques bons clichés: personnages dans un brouillard où Jacques procède à quelques essais de variation de lumière centrale; un couple assis sur un banc où le rouge et le bleu créent l’harmonie entre les habits et l’environnement; un chat noir déambulant sur une muraille; Yves épingle une punaise où il serait bon de consulter Monique, spécialiste en insectes et que nous saluons au passage en lui souhaitant un prompt rétablissement.
Peter nous fait voir une dizaine d’images prises au  » Bright Festival Brussels. » Vues nocturnes avec un éclatement de générateurs d’étincelles.
Nous sommes toujours en période carnavalesque et Joseph Hong nous montre à présent des participants du dimanche gras à Binche habillés en costumes de fantaisie, tous différents, crées pour eux et tenu secret jusqu’à la dernière minute.
La dernière activité du soir consiste à analyser par André B, deux images fournies par Yves.
La première photo choisie représente la cour de  » l’Hôtel de Jacques Cœur  » à Bourges. La deuxième , une voiture rouge sur une route ayant comme arrière plan, une colline boisée dévastée par un incendie. André se livre alors à une analyse de cette curieuse architecture où s’entremêlent des constructions horizontales, verticales, inclinées, entrecoupées d’escaliers et d’œils-de-bœuf. Pour briser l’austérité de ces masses de pierre grise, deux personnages occupent une place centrale disposée au tiers inférieur de l’image. La deuxième photo déclenche une certaine perplexité chez notre analyste car nous nous trouvons devant un paysage de désolation où dominent une masse de troncs d’arbres calcinés. On pourrait se poser la question de savoir à quel endroit cette photo a été prise. Vu le bon état de la route, la présence d’une voiture sportive rouge, l’étendue des cendres à l’arrière plan, ces trois éléments donneraient à penser que nous sommes en Corse.
André B. se sent parfaitement à l’aise dans ce genre d’exercice.

Réunion du 20-02-2017.

En vue de la rentrée des photos pour le concours FCP., les membres répondent massivement à l’appel de notre secrétaire. Au total 59 photos présentées, 21 monochromes et 38 papier couleur. Le jury aura du pain sur la planche et pourvu qu’il fasse le bon choix. Participent au concours, Erik Verelst, Micheline, Chuy Chay Huynh, Hong Joseph, André B.,Jacques, Monique, Yves, Henri, Pascal, Eric Verstraeten.
Les images présentées comportent une grande diversité de sujets. On retrouve des paysages, des architectures, des portraits, des groupes, de l’humain, des enfants, des insectes , des fleurs.
On découvre même quelques tentatives de  » high key  » où leurs auteurs font mine d’innover une nouvelle technique.
Une mention spéciale pour Pascal: il maîtrise parfaitement ses portraits de chanteurs et de musiciens. Peut-être nous emmènera-il un jour à une de ces représentations de gospel? Nos appareils photos pourraient alors se mettre à chauffer.
Manu, quant à lui, se spécialise en cyanotypie. Sa photo de poissons est remarquable et démontre qu’il est possible de réaliser des images artistiques à l’aide de techniques anciennes.
Comme la période des carnavals approche, Jacques nous projette un reportage consacré aux gilles, non pas habillés en costume traditionnel mais de fantaisie, un aspect de ce folklore trop peu connu par le grand public.
Nous voyons encore quelques photos d’Emile Gits et de ses élèves. Des images uniques dont on ne se lassera jamais.

Réunion du 13-02-2017.

Jacques est l’heureux possesseur d’une photothèque considérable. Cette fois-ci, il nous montre une série d’images hors pair récoltées non plus d’anciens membres du club mais d’amateurs de photos venus de tous horizons.
A la vue de ces images, on reste pantois. Et on se pose immanquablement la question: comment devient-on un photographe de haut niveau? Chacun en aura bien sa petite idée mais si l’on n’ est pas né sous la bonne étoile, on ira grossir les rangs des photographes ordinaires. Que ces derniers ne se chagrinent pas, la photographie leur procurera quand même beaucoup de satisfactions.
La présentation de la photo joue un rôle important dans sa mise en valeur. C’est pourquoi il est nécessaire d’y apporter beaucoup d’attention. A cet effet, Jacques nous parle de méthodes de travail: les sortes de cartons passe-partout, du collage des photos, des types colles, du positionnement des photos, des liserés.
Le principal fournisseur de matériel d’encadrement est la maison « Schleiper, ch. de Charleroi, Ixelles ». Leur choix est très important, leurs prix, imbattables pour les mêmes marques de produits.
Pour le collage des photos sur leur carton, il existe plusieurs moyens: la colle « Patex » à étendre à la brosse ou à l’aide d’une spatule; les bandes adhésives, aussi sous forme de petits carrés; de distributeurs de bandes; de la colle en spray. L’écueil à éviter est un placement légèrement en travers de la photo. Un positionnement des photos ayant fait ses preuves sur le plan esthétique est le suivant: faire coïncider le haut du carton et le haut de la photo; mesurer la distance du bas du carton au bas de la photo; diviser cette distance par 5; la distance du haut de la photo au bord supérieur du carton sera égale aux 2/5; la distance du bas de la photo au bas du carton, 3/5. La photo sera donc légèrement décentrée sur le carton, ce qui est plus favorable à l’aspect esthétique plutôt que de positionner la photo au centre.
La largeur choisie du liseré sera de 2 mm Cette mesure imite la largeur obtenue avec les liserés biseautés. Le nec plus ultra des liserés sera évidemment le biseauté. Ce système, insurpassable sur le plan esthétique exigera plus de travail et entraînera plus de frais. Le biseautage pourra se faire soit à la main, à l’aide d’appareils, par l’encadreur professionnel.
Terminons par quelques images d’Eric Verstraeten montrant des portraits de femmes habillées de vêtements et de chapeaux d’un rouge éclatant. Jacques tente quelques améliorations par des découpes. Revient sur le tapis, ce sempiternel défaut de  » couleurs non imprimables » que Photoshop prend un malin plaisir de faire miroiter devant nos yeux. Jacques dispose quand même d’un moyen pour mettre ce trouble fête hors d’état de nuire.

Réunion du 06-02-2017.

Nous débutons par différents procédés pour confectionner les bords des photos. Jacques explique aux membres demandeurs comment faire, quant aux débrouillards, les manipulations ne présentent pas de difficultés pour eux.
Le nouvel-an chinois étant encore dans tous les esprits, Peter projette les images montrant sa façon de voir les festivités.
Nous préparons déjà la rentrée des photos pour le concours FCP. A cet effet, Yves nous passe quatre images de genres divers; Manu, une série d’images de chevaux et de débardage; Henri, quatre photos formant une série d’école de pâtisserie visitée par un groupe d’enfants.
Jacques projette des images présentant le lieu où il a photographié l’arbre (manipulé), vu lundi dernier. Notre mentor, soucieux de diversifier nos activités, a sorti de sa collection privée, des photos réalisées par nos très anciens membres (et d’autres photographes). Il va sans dire que ce sont des images triées sur le volet et dont celles d’ Emile Gits se distinguent spécialement.. Un aperçu de ce que savaient faire ces pionniers avec leurs doigts et avec leur tête, à une époque où n’existait pas encore la magie du numérique.
Avec Chuy Chay Huynh, c’est toujours un plaisir de voir ses images. On ne s’en lassera jamais.
Au club, nous sommes entrés dans une période où il sera beaucoup question d’analyses de photos. C’st un sujet très peu abordé dans les associations d’amateurs et lorsque l’on s’y attarde ce sera pour parler de la forme de l’image et non du fond. Pour prendre le sujet à bras le corps, Jacques a dressé un plan concernant tous les chapitres à développer.
Aujourd’hui, nous pouvons déjà envisager la présentation d’une photo: L’image proprement dite, son format, sa couleur, le papier employé, la bordure, le format du support, sa couleur, le cadre L’image sera entourée d’un bord mesurant 2 mm.de large. Le choix de cette mesure est dicté par l’imitation de l’aspect du chanfrein réalisé dans un carton.
Pour l’analyse d’une photo, il sera tenu compte de la catégorie dans laquelle on la situe. Les critères de classement seront différents selon qu’il s’agisse d’un reportage, d’un document, d’une œuvre esthétique, etc.
Pour terminer la soirée, Jacques se charge d’analyser quatre photos choisies par Peter. Nous retenons la dernière photo qui constitue un piège, sinon un casse-tête pour Jacques et les membres. Les plus perspicaces d’entre eux finiront par débrouiller ce sujet épineux.

Réunion du 30-01-2017.

Suite à la discussion du lundi 23 concernant le choix de la couleur des cartons, Peter tient à montrer quelques exemples de ses photos sur carton, justifiant ainsi son choix de couleur. Devant des avis très divergents, que faut-t-il en conclure ? Que chacun utilise son choix de couleur préféré ?
Dimanche passé, les Chinois de Belgique fêtaient leur passage à l’an neuf. Forts attachés à leurs traditions, les festivités se déroulèrent avec faste. Ils employèrent les grands moyens avec cortèges, danses, musique, mascarades et le dragon de service. Il va sans dire que cet ensemble fort coloré attira beaucoup de monde.
C’est évidemment l’occasion aux photographes de tous bords de sortir leurs appareils. Le Brussels Miroir envoya une délégation sur place pour immortaliser les évènements.
Nous voyons les images de Micheline : surtout des portraits de femmes et d’ enfants pris sous toutes les coutures.
Nous sommes ensuite ensevelis par une avalanche de photos dont Luc se réserve la spécialité. Notre reporter s’y retrouve comme un poisson dans l’eau. J’ignore si c’est l’année du « poisson chinois », mais il fait abondamment usage du fisheye.
Parmi toutes ces festivités folkloriques haut en couleurs nous avons droit à l’apparition du bourgmestre Yvan Mayeur et de l’ambassadeur de Chine au balcon de l’Hôtel de Ville.
Manu nous fait de temps en temps un petit bonjour et cette fois-ci il nous montre une série de photos de petit format carré où nous sélectionnons deux séries de trois photos aptes à affronter un jury de concours.
Dans le cadre de l’application de notre nouveau programme, Jacques nous fait voir une seule photo. C’est un arbre isolé baignant dans un amas de nuages tourmentés. Connaissant Jacques, l’arbre et son entourage avaient subi pas mal de modifications génétiques.
Au programme, était prévu une présentation de photos réalisées et commentées par Roxana. Nous avons bien reçu ses images mais son intervention s’arrêta là. Ce ne sera qu’une partie remise.
Etait également prévu, une analyse de ses images par Jacques Kevers, ancien membre du club, photographe expérimenté, diplômé des plus grandes écoles belges et étrangères. Ce dernier s’acquitta magistralement du travail demandé et rédigea un texte circonstancié, pertinent sur les impressions engendrées par les dix photos. Jacques B. se chargea de la lecture des analyses. Soulignons que les images de Roxana tranchent résolument avec ce que l’on a l’habitude de voir au club, de par leur originalité, leur témérité, leur créativité. Attendons de voir la suite de sa production avant de se prononcer.
Reste encore à Peter d’analyser quatre photos et à Jacques de reprendre les analyses.

Réunion du 23-01-2017.

S’il existe un problème récurrent au club, c’est bien celui du choix de la teinte des cartons passe-partout. Les avis se partagent entre cartons noirs et cartons blancs ou même de couleur fantaisiste. Si par le passé, les cartons noirs dominaient, actuellement, les cartons blancs sont de plus en plus employés. Dans les grandes expositions nationales et internationales, dans les salons des grands maîtres photographes, le blanc l’emporte. Les deux clans avancent leurs arguments mais ne vaudrait-il pas mieux de se plier à la tendance nouvelle ? Enfin, il est une loi qui veut qu’il ne faut absolument pas déroger à la nécessité d’utiliser des cartons de même couleur lors d’une exposition, sous peine de briser l’harmonie et de nuire à l’esthétique de l’ensemble.
Chez nous, une nouvelle activité est d’application, qui consiste à analyser les images des membres. Nous débutons par des photos d’Yves et de Luc : une importante série d’images d’arts martiaux, de danses, de portraits, d’art oriental. Les photos de Luc se distinguent par une recherche d’angles de prise de vues insolites.
Jacques nous repasse l’image d’une végétation givrée et y apporte quelques corrections pour accentuer l’attrait ver le centre de la photo. Défilent ensuite quelques photos primées aux anciens concours FCP. De quoi aiguillonner notre inspiration.
Laetitia est la première présentatrice d’images destinées à être analysées et commentées par elle-même et ensuite par les membres.
Nous voyons le portrait d’un oriental coiffé d’un chapeau conique, d’un caucasien regardant vers le haut; un escalier envahissant surmonté de deux ombres; le sommet d’un temple bouddhiste. Ces images se manifestent par des contrastes de lumières violentes, caractéristiques qui se retrouvent dans toutes ses photos en général. Peter se porte candidat pour les analyser et Pascal se fait un plaisir de reprendre tout ce qui touche au portrait.
L’assemblée des membres dispose également de la possibilité d’émettre des avis. Attendons la suite des prochaines séances pour apprécier ou non la nouvelle activité.

Réunion du 16-01-2017.

Avant toute chose, nous avons le plaisir d’accueillir deux jeunes dames qui viennent prendre des informations concernant notre association, espérant qu’elles aient apprécié la séance.
En ce début d’année, nous reprenons le collier avec une bande de gais lurons. C’est que les actions du Brussels Miroir sont en hausse.
Erik propose une nouvelle activité qui consiste à faire analyser des photos par deux volontaires et ce, avec une fréquence de séance à raison d’une par mois. Le but à atteindre et le mode opératoire ne sont pas encore clairs dans les esprits mais nous mettrons les choses au point très prochainement.
Les images sur clé connaissent toujours la faveur des membres et nous poursuivons par deux images d’André B. La première représente une feuille morte, toute recroquevillée, recouverte d’une fine couche de neige ou de givre, posée sur un banc de pierre A l’arrière plan, des murets se dressent en oblique. Trois images sont prises avec des tons différents dont la première, d’un blanc pur, est sélectionnée. Une deuxième de ton bleuâtre et la troisième, jaunâtre, ne reflètent pas la réalité. Un deuxième sujet nous montre une disposition de fleurs et de feuilles en faïence, une des pièces maîtresses des usines Royal Boch. Ces images gagneraient à être améliorées par une rectification de la composition, ce dont se charge Jacques et quelques membres.
A titre d’exercice, Jacques nous montre également un ensemble de fleurs et de feuilles fort coloré. L’attrait de la photo réside dans la couche de givre qui recouvre les plantes. Jacques incite les membres à analyser l’image, ce qui ne va pas sans mal.
Pour ce différencier des images sur clé USB, il nous propose également une photo noir et blanc, montée sur carton et dont le sujet est un groupe d’enfants malgaches.
Peter n’a pas fini de nous surprendre. Il tient à commenter et développer ses photos représentant des œuvres de Salvador Dali et de Pablo Picasso. Reconnaissons que pour quelqu’un dont le français n’est pas la langue maternelle, il se tire fort bien d’affaire. Reconnaissons surtout les énormes progrès réalisés depuis son arrivée au club. Au début, c’était un photographe qui travaillait d’une façon décousue et désordonnée. Il a finalement assimilé les règles principales que tout bon photographe se doit de respecter.
Deuxième surprise de Peter : En ce premier janvier, il prend la résolution de faire une photo par jour, sans faillir jusqu’en 2018. Il travaillera avec acharnement et persévérance selon un thème choisi par lui. On sait ce qu’il advient des bonnes résolutions de début d’année: au départ, c’est tout feu tout flammes; par la suite elles seront jetées aux orties. Encourageons Peter de ne pas lâcher la bride, de tenir bon jusqu’au bout. Il peut compter sur notre appui. Nous aimerions aussi voir l’avancement de ses travaux et l’évolution de ses progrès. Le succès sera au rendez-vous, la joie aussi. Peter ! Bon courage !
Comme partie technique, Jacques nous parle du choix de sensibilité à utiliser lors d’une prise de vue. Ce choix jette encore le trouble dans l’esprit de certains membres et faute de mieux, sera fixé au petit bonheur. Pour éclairer notre lanterne, Jacques a pris une série de vues avec un appareil plein format et un appareil APS, à ouverture constante de F/11, avec toute les ouvertures disponibles sur le boîtier. L’appareil haut de gamme permet d’aller jusqu’à 25.600 ASA, mais attention, le défaut de bruit (grain) risque d’apparaître. Un appareil perfectionné permet de réduire le bruit mais encore, il ne fait pas de miracles. Nous pouvons comparer les différents résultats des images de Jacques et conclure que suivant les cas. nous pouvons monter jusqu’à 6.400 ASA. sans problèmes.

IN MEMORIAM

Il y a quelque temps encore, j’écrivais:  » l’association Brussels Miroir compte trois André parmi ses membres ». A présent, elle n’en compte plus que deux.
On ne se faisait pas d’illusion, la longue et pénible maladie qu’André Formatin endurait pouvait lui être fatale. Et ce qui devait arriver, arriva.
Nous nous souviendrons toujours, non sans tristesse, de cet être attentionné, chaleureux, plein de gentillesse, et bon photographe de surcroît.
Son absence, dans sa famille et parmi ses amis du club, laissera un grand vide.

Réunion du 19-12-2016.

Après des images consacrées aux militaires, Luc s’occupe à présent de nous montrer les civils. Notre touche-à-tout voit les choses en grand. 20 à 30 personnages apparaissent en solo, duo, en groupe, habillés en costumes 1900. Il ne fait pas de doute que ces amateurs comédiens sont parfaitement à l’aise devant l’objectif et prennent ipso facto la pose adéquate. Certains d’entr’eux, avancés dans le métier, rendent bien les expressions de circonstance. Nous soulignons ces dernières photos tout spécialement.
Au club, nous avons trois André. A présent, nous avons deux Erik. Mais attention ! Ne pas confondre. Le premier se termine par la lette K, le second par C. A son intention, Jacques développe des généralités propres à la photographie et plus spécialement au club. De quoi plonger le nouveau venu immédiatement dans le bain.
Notre animateur insiste sur des grands principes adoptés par lui en photographie noir et blanc qui sont le fruit de son expérience et de l’exemple des grands photographes. Ainsi, il faut oser prendre des images de paysages en verticale, de travailler en blanc et noir et certainement dans le cas d’éléments humains. Faire en sorte que le blanc et noir soit du blanc et noir et ne présente pas de légers virages dus aux différents éclairages ou à l’imprimante employée. Enfin, utilisez le plus souvent le grand angle, mais un vrai.
Aux concours FCP ou autres, les lois appliquées présentent des particularités qui lui sont propres. Elles fonctionnent selon des règles immuables dont se sont imprégné les jurys. Jacques, lors de sa présidence à la fédération, a maintes fois tenté de les modifier, d’y apporter une vision nouvelle mais sans grand succès. Il se fait que si l’on veut obtenir des chances à ces concours, il faut s’en tenir aux règles dictées.
Par le passé, Jacques a toujours été un fervent utilisateur du papier baryté, un papier qui rend bien le grain. Avec le numérique, il a fallu s’adapter à la situation. Il nous révèle qu’il a découvert un logiciel, avec le concours d’Yves Sermeus, qui lui donne entière satisfaction. Nous voyons six images travaillées par ce moyen. Affaire à suivre.
Luc est décidément un homme aux multiples facettes. Il nous a dégoté un logiciel qui permet de tout faire en matière de mobiles, multimédias, PDF, utilitaires.  » Tout  » est le maître mot. Toutes les combinaisons de textes, d’images, de paroles, de musique, sont possibles. Et quand on dit tout, c’est vraiment tout. Luc nous passe une vidéo de photos et de musique de sa fabrication comme démonstration. Convainquant !
Logiciel à télécharger sur internet, sous le site  » WONDERSHARE ».

Réunion du 12-12-2016.

Aujourd’hui, à la demande expresse de Jacques, la clé USB fait place à la photo papier.
Pour montrer nos images, on avait pratiquement oublié l’existence de ce procédé au club. Il est temps de remettre au papier les honneurs qui lui sont dus.
Luc nous fait découvrir un moyen qui n’est pas apprécié par les amateurs de photos mais qui peut se révéler intéressant dans certains cas : l’imprimante laser. Il nous en fait une démonstration avec une vingtaine de photos qui reprend des images des guerres napoléoniennes, de 14-18, de 1940-1945. Ces photos au laser possèdent un caractère tout à fait spécial : traitées en blanc et noir mat avec des tons neutres où le gris moyen domine. De prime abord, nous sommes un peu désemparés mais en poursuivant l’observation, on leur découvre des qualités. Une photo prise séparément ne présente que peu d’intérêt mais une série complète ferait bonne figure dans une exposition. Un avantage supplémentaire est le faible coût de la production. Le prix d’ une imprimante laser voisine les 50 €. Le papier employé peut être un simple papier à lettre. Et les encres, disponibles à prix imbattable. L’expérience vaut la peine d’être tentée.
Dans le même ordre d’idées mais à l’opposé du système laser, Monique nous montre une épreuve tirée sur papier de luxe, de la marque « Canson « , imitant les peintures aquarelles. L’effet recherché est surprenant mais ajoutons que pour obtenir un bon résultat, il faut choisir un sujet qui s’y prête.
Henri a ressorti une douzaine de photos d’archives. Celle de la course des vingt kilomètres de Bruxelles retire l’attention de par ses lignes fuyantes concentriques partant du centre. Le secret de fabrication réside en un glissement de téléobjectif à pompe durant un temps de pose relativement lent.
Pascal réalise une vingtaine de photos d’un mannequin dans des poses toutes différentes. Nous cherchons à en sortir les meilleures.
Jacques nous montre aussi quelques images tirées sur papier et déjà vues en projection. Le meilleur moyen de faire une comparaison.
En ce moment se tient au Musée de la photographie à Charleroi, une exposition consacrée à Jeanloup Sieff. Jacques nous en parle longuement et nous invite à visiter ce salon.
Jeanloup Sieff (1933-2000 ) est un photographe français alternant au cours de sa carrière différentes approches de la photographie entre mode, reportages et portraits. Il est d’ailleurs reconnu pour ses portraits de personnalités politiques, du monde du spectacle, mais aussi pour ses paysages et pour ses nus. Il a utilisé toutes les ressources que pouvaient offrir les objectifs grand angle et même très grand angle. Il a travaillé durant quatre décennies et ce essentiellement en blanc et noir. A voir et à revoir.

Réunion du 05-12-2016.

Lorsque la machine à projeter les images est lancée, on ne peut plus l’arrêter.
Erik nous passe une belle série de photos dont certaines ont déjà été vues et traitées lundi passé. Un promeneur vu de dos, marchant dans une allée, séduit particulièrement Jacques. Nous nous attardons sur une image abstraite de rouille. Jacques insiste sur le fait que sur une telle image, il faut sentir la matière au toucher. La correction des couleurs non imprimables est un sujet qui devient récurrent au club. Pour solutionner ce problème, il faudrait que notre logiciel de retouche le permette. Et cela ne court pas les rues.
André B. nous montre quelques photos d’un parc entouré d’une clôture à barreaux. Jacques s’efforce d’en tirer la meilleure composition.
Luc est à même d’aborder tous les sujets photographiques. Il débute par une série d’architectures dont l’angle de prises de vue est original. Après avoir fait le correspondant de guerre à la bataille de 1418-1918, il remonte dans le passé avec la bataille de Waterloo. Luc nous montre sa prédilection pour les photos de nuit. On voit les visages saisissants de soldats habillés en costume d’époque, éclairés à la lueur d’une torche, voir d’une bougie.
Jacques ne reste surtout pas inactif. Il nous présente la photo d’un motoculteur qui entraine quelques hésitations concernent la composition. Ses couchers de soleil , bien réussis, nous prouvent qu’il n’y a pas de morte saison en photographie. Sa feuille, entourée de brindilles, au bord du canal, par une brume froide, sort du lot.
Yves aussi nous fait voir de belles choses… Par ce temps glacial, il nous transporte dans des pays exotiques. Il fait ensuite un bond dans les régions désertiques d’Irlande et d’Ecosse. Ces endroits, si le temps et la saison sont bien choisis, peuvent nous fournir de beaux paysages. Et nous ne serons pas dérangés par un afflux touristique…
Pascal exhibe deux images. Une femme assise à une table de maquillage, vue de dos, éclairée par une ceinture de lampes autour d’u miroir, dont le visage apparaît dans ce dernier. Des trois photos du même sujet mais prises sous un cadrage différent, nous en choisissons la meilleure.
Les images de Janine et Jacques exposées dans les couloirs appellent quelques commentaires. Notre guide, intarissable sur tout ce qui touche la Grèce, nous livre toutes les précisions concernant l’architecture et l’historique de ce bâtiment photographié sous toutes les coutures. Raison de plus à pousser les gens en quête de lieux de vacances, de visiter ce beau pays et de rencontrer ses habitants.

Réunion du 28-11-2016.

Ce soir, nous assistons à un afflux d’images sur clé.
Monique ouvre le ban avec son jeu de reflets, sur une surface mouillée ou des vitres, on ne sait pas très bien. Par des lignes confuses et enchevêtrées, elle tente de constituer un thème pour le concours FCP. Les photos macro deviennent décidément un pôle d’attraction pour nos membres. Chez Monique, les photos de fleurs et d’insectes ne manquent jamais à l’appel. Plus particulièrement, une sauterelle sur fond rouge et vert pour un essai de diagonale.
Yves se met aussi aux papillons, araignées, insectes et fleurs. Nous remarquons notamment une belle composition d’un insecte suspendu à une ombelle de fleurs, pris en contre-jour. Yves connaît certainement l’expression « sauter du coq à l’âne ». Il s’en est inspiré pour ses deux images « sauter de l’abeille au cheval »
Luc poursuit son défilé de pseudo militaires. Tout d’abord, dans l’armée italienne, un chasseur alpin, coiffé de son petit chapeau à plumes, membre d’un régiment qui s’est rendu célèbre par l’ascension de montagnes, au pas de course, tout en jouant de la trompette; un cosaque moustachu pour effrayer l’ennemi; un soldat écossais ayant égaré sa cornemuse au combat; un trio de deux soldats français enlaçant une jeune fille, y prennent beaucoup de plaisir. Illustration parfaite de l’élocution « le repos du guerrier ».
Chuy Chay Huynh nous envoie quelques images disparates dont des insectes et des fleurs , un enfant le visage peint en rouge et un curieux cortège de femmes aux jambes toutes dénudées.
Les adeptes du format carré connaissent un nouveau membre en la personne de Peter. Il s’en sert pour mettre ses huit photos en valeur.
Erik, en progression constante, nous livre quelques belles images : une forêt en lignes fuyantes concentriques; trois champignons isolés, dans un parc, un personnage assis sur un banc; un paysage dont Jacques se saisit pour créer un centre d’intérêt dans l’image
Nous abordons un sujet technique qui peut se révéler fort ardu : la température des couleurs et la balance des blancs. En photographie numérique, nous pouvons procéder de deux manières : réglage de l’appareil ou correction des couleurs par logiciel de retouche.
Primo : L’appareil comporte les possibilités de réglages suivantes (chez Canon) :
automatique
lumière du jour         5200 k
ombragé                     7000 k
nuageux                     6000 k
tungstène                   3200 k
fluorescent blanc     4000 k
Pour les amateurs de photos qui ont une aversion des systèmes automatiques, il faudra choisir un réglage en fonction de la nature de la lumière
Secundo : L’appareil sera réglé sur automatique et la correction des couleurs sera effectuée par le logiciel de retouche. Ce procédé se réalises par l’utilisation de différents filtres de couleurs ou d’autres moyens de retouche
Signalons encore l’existence du colorimètre, appareil qui nous donne le valeur exacte de la température des couleurs (en degrés Kelvin).
Yves nous propose pour sa part, des photos lauréates du concours organisé par le National Geographic Magazine. De superbes images.
Jacques nous livre une astuce : l’usage d’un carré blanc qui nous servira comme guide pour la détermination de la température des couleurs
En photographie d’architecture, lorsque des fuyantes indésirables se produisent, une correction est toujours possible en ayant recours aux outils merveilleux de Photoshop. Jacques nous en fait une démonstration

Réunion du 21-11-2016.

Ces derniers temps, il ne se passe pas de lundi sans qu’un nouveau visage n’apparaisse au club. En poussant la porte du local, on se demande qui l’on va voir ce jour. Cela démontre bien la vitalité du club. Et c’est encore le cas aujourd’hui en la personne de Luc Pottiez. Ce personnage bien sympathique nous impressionne par ses connaissances en photographie. Il nous fait une démonstration avec un reportage sur une reconstitution de la guerre 1914-1918.
En cette période de 11 novembre, ce souvenir vient bien à propos L’on voit des groupes de soldats des deux camps. Une patrouille allemande en marche, bien reconnaissable à la forme du casque. Un soldat germanique isolé, coiffé du béret plat d’Outre Rhin. Un trio de militaires français (ou belges), portant l’uniforme bien connu chez nous. Un soldat marocain enrôlé dans l’armée française se demandant ce qu’il fait dans cette galère. Pour faire vrai, il ne manque que l’armement, mais on s’en passera bien.
Cerise sur le gâteau, Luc nous montre le portrait d’une femme devant lequel Jacques tombe en pamoison, autant par la composition de l’image que par l’expression de compassion de cette marraine de guerre. De telles images, Jacques en redemande.
Henri tient à montrer quelques photos ramenées de vacances en Alsace. Les ébats d’une famille de loutres, l’incontournable cigogne, emblème de la région, et un paysage d’étang, de barque et de verdure, pris en contre-jour.
Peter revient avec son image blanc et noir fort contrastée qui a suscitée pas mal de réactions la semaine passée. Il y a apporté quelques modifications qui semblent ne pas avoir fat l’unanimité.
Jacques rapporte aussi les images de vignobles et de panoramas aux moutons quelque peu retravaillés selon les désirs des membres.
Nous avons droit à notre ration hebdomadaire de chefs- d’œuvre photographiques, récoltés sur « Internet ». De quoi aiguillonner nos membres.
Jacques nous parle d’un sujet qui sort des sentiers battus par les amateurs de photos: les « courbes de Bézier ». Mais que sont ces fameuses courbes ? Ce sont des courbes polygonales paramétriques décrites en 1962 par P. Bézier qui les utilisait pour concevoir des pièces d’automobiles à l’aide d’ordinateurs. Elles ont de nombreuses applications dans la synthèse d’images et le rendu des polices de caractères. En infographie, elles rendent de grands services.
Nous arrêtons ici l’étude de ces courbes car cela nous conduirait à des développements mathématiques trop poussés. Les membres qui s’y intéressent pourront consulter le site concerné dans « Wikipédia ».
Comme démonstration, Jacques en réalise une application avec les marches de son escalier en Grèce.

Réunion du 14-11-2016.

Nous débutons la soirée par l’examen des images destinées à la participation aux concours FCP.
Yves, faut-il encore le répéter, dispose de photos à profusion. En couleur, nous voyons un parapente, un clown et différents portraits de femmes. Le buste d’une femme masquée retient spécialement notre attention. Jacques nous la passe d’abord en couleur puis en blanc et noir afin d’établir une comparaison. Un portrait high key nous surprend ainsi que plusieurs visages fort expressifs. Nous sommes bien en peine d’en extraire les meilleurs.
Peter est également attiré par la photographie animalière. Au zoo, il a surpris un singe, un oiseau huppé, une loutre et un lynx
Micheline se photographie dans un miroir surmontant une commode. Le rouge prononcé de l’image est viré dans d’autres teintes pour en examiner l’effet. Une statue dans un parc est manipulée par divers outils pour en retirer le summum. Plusieurs images d’automne remplissent bien leur rôle d’enchantement.
Jacques nous montre un ensemble de trois images dont l’originale et deux copies manipulées.
Toutes ces images soulèvent évidemment des discussions quant à opérer le bon choix. Il est fort à parier que le jury en aura encore une autre vision.
Quelques images de la Grèce ne peuvent manquer à la présentation. Notamment, un escalier, des maisonnettes, un phare.
Pascal à mis ses chanteurs et ses musiciens en congé. IL se consacre à des exhibitions de costumes et des défilés de mode. Aussi des portraits très clairs entourés de zones sombres.
Jacques nous parle ensuite d’un sujet peu connu, donc peu exploité par les amateurs de photos: les couleurs non imprimables Il arrive qu’une imprimante refuse d’imprimer certaines teintes dans certaines intensités. Pour y remédier, il faudra  » désaturer  » la zone incriminée.
Chose promise, chose due. Joseph nous emmène au Pays du Soleil levant, plus précisément à Tokyo. Nous voyons une importante série d’images caractéristiques de ce curieux pays: restaurants, plats présentés, marchés dans les rues, différents types de rickshows, tarif affiché au bord du trottoir, kimonos, le trafic, spectacle de danses en rue, cimetière. Les jardins japonais méritent une mention spéciale. Les architectes de jardins et leurs jardiniers excellent dans la création de parcs qui sont un régal pour les yeux. Bonzaî, grands conifères taillés, pièces d’eau,, tapis de fleurs, pagodes, le tout dans une harmonie extrême.

Réunion du 07-11-2016.

Nous poursuivons la présentation des cinq images apportées par nos membres afin de les analyser.
Yves devrait détenir une belle collection de photos accumulée pendant plusieurs années d’absence au club et qu’il s’empresse de nous montrer. Lundi passé, c’était des images papier, aujourd’hui place à la projection. Nous voyons successivement le portrait d’un clown, un high key, un portrait de profil, plusieurs autres portraits avec accessoires. Nous avons déjà remarqué qu’Yves possède une certaine expérience en photographie. C’est toujours le cas aujourd’hui.
Peter, au cours d’une promenade au jardin botanique de Meise, en a ramené quelques vues de fleurs exotiques. Cela le change des photos de montagnes ou des temples bouddhistes.
La fête d’Halloween donne l’occasion à Monique de saisir quelques images et de se saisir elle-même. Il est vrai que des personnages masqués tentent d’effrayer leurs victimes. Nous voyons ensuite les photos habituelles d’insectes et de fleurs dont Monique ne se lasse pas.
Jacques nous fait voir ensuite trois images de chats dans différentes positions. Autre chose de ce que l’on voit d’habitude chez lui.
Notre nouveau venu, Joseph Hong, nous annonce qu’il revient d’un voyage au Japon. Il en a rapporté une centaine de photos que nous sommes bien curieux de voir Jacques lui propose de les montrer dans le cadre d’une projection de voyages. Pour nous mettre l’eau à la bouche, nous en voyons déjà une dizaine.
D’autres images de la « Coupe de France » apparaissent à l’écran. Des paysages et des rues où l’on remarque souvent une même construction: un centre très clair entouré de zones sombres. L’éloge de leur beauté n’est plus à faire.
Janine nous fait voir deux photos papier de personnages.(car il s’agit bien de photos papier, il faut le souligner), ce qui démontre qu’elle ne reste pas inactive.
Jacques nous propose une initiation aux logiciels de retouche. Il nous explique l’utilisation de différents outils avec images à l’appui. Il est bien entendu qu’il s’agit ici du programme « Photoshop CS 3″. Nous passons en revue les outils suivants: éclaircissement automatique et manuel, assombrissement de même, contraste automatique et manuel, réglage de la couleur automatique et manuel, outils  » tampon, correcteur, pièce ». Un chapitre important concerne l’emploi des graphiques et des niveaux. Il se fait que la majorité des amateurs de photos se base sur l’aspect visuel de leur écran pour procéder aux réglages des intensités et des couleurs. Or, l’image vue à l’écran peut varier en fonction de l’ordinateur, du logiciel, du calibrage le l’écran. L’utilisation des graphiques et de leurs courbes nous donne une plus grande fidélité du rendu des intensités et des couleurs, indépendamment des facteurs cités ci-dessus.
Attention! En imprimant une photo, il est toujours possible que l’icone indiquant « couleur non imprimable » apparaisse. Il faudra alors prendre les mesures qui s’imposent.

Réunion du 24-10-2016

Nous entamons une des variantes qui consiste à analyser par nos membres des images apportées par ceux-ci. Mais le nombre de photos présentées est fixé à cinq, ce qui permettra au plus grand nombre de membres de participer à cet exercice.
Yves y a pris les devants. Nous connaissons maintenant tous la prédilection de Jacques pour les images sur papier. Il nous affirme que la façon insurpassable de présenter un travail photographique est de le réaliser sur papier. Réflexion faite, nous devons lui donner raison. Il soutient qu »une exposition de photos doit se faire sur papier. Une exposition par projection ne nous montrerait que des images d »une façon fugace, impossible à analyser. Verrions-nous aussi un salon où l’on n’exposerait qu’une série de clefs ?
Jacques est comblé par les cinq photos sur papier affichées par Yves. Ce sont des images aux sujets disparates, qui datent probablement (si pas argentiques), mais douées d’une certaine qualité. On remarque qu’Yves possède déjà un passé photographique. La séance commence et chacun a la possibilité de donner son avis au sujet des photos.
Nous voyons les premières images de Micheline. Elle aborde un sujet qui n’est pas facile : les réflexions optiques Le sujet principal est une énorme boule recouverte de surfaces réfléchissantes. Ensuite, un grand miroir de salon entouré d’un encadrement baroque. Encore, plusieurs cadres accrochés au mur, réfléchissant le mobilier de la salle. Toutes ces images donnent lieu à de multiples interprétations de nos membres. Constatons que Micheline s’est lancée dans un sujet qui sort de l’ordinaire. Nous ne pourrons que l’encourager de poursuivre dans cette voie.
Peter, pour la xème.fois, nous expose les mérites de son merveilleux petit appareil « Olympus ». C’est un appareil qui possède les qualités d’un appareil conventionnel et qui en plus, est de petite taille. Ce qui permet de le mettre en poche et d’être prêt à saisir une scène intéressante à tout moment et en tout lieu. A entendre les boniments de Peter, l’on serait tenté d’acquérir un tel appareil. Mais, méfions-nous ! A un moment de sa vie photographique, l’on doit cesser d’acheter de nouveaux boîtiers, de nouveaux objectifs. Si l’on ne résiste pas à la tentation, on va très vite déchirer sa culotte… Le démon des achats inconsidérés nous guette à tout instant, place ses banderilles et porte l’estocade au moment où l’on pousse la porte de détaillant photographique.
Après cet intermède diabolique, Peter nous montre ses cinq photos prises au « Centre Pompidou » avec force détails techniques. Une image nous frappe spécialement: un portrait de femme en blanc et noir, en deux tons, inversés De quoi méditer. Aucune photo alpestre ne peut manquer à ses présentations Ici encore, nous voyons les hautes montagnes de la Suisse, sa troisième patrie.
Erik change de sujet et plonge dans les images de cascades. Il nous surprend par un temps de pose de sénateur: six secondes. Dans toute photo de représentation de mouvement, ne vaut-il pas mieux de faire une série de photos à des temps de pose différents et choisir celui qui convient ?
A nous frapper d’admiration, Jacques nous montre une collection d’images d’insectes et d’oiseaux réalisées pour des concours d’amateurs de photographie en France. Il faut bien reconnaître que, comme en football, ces artistes possèdent plusieurs longueurs d’avance sur nous.
Pour faire suite à l’exposé sur les calques de lundi passé, Jacques nous parle de sa façon personnelle de retoucher ses images et d’utiliser des masques de fusion., Il travaille en RAW, apporte une correction succincte avec le petit logiciel Canon. Puis intervient une manipulation approfondie par masque de fusion à l’aide de Photoshop CS4.

Réunion du 17-10-2016.

Il semble bien que les membres passionnés par la photographie rapprochée éprouvent quelque difficulté à réaliser des photographies techniquement parfaites. Il faut savoir qu’ils se heurtent à des écueils rencontrés dans ce genre de photographie que sont la stabilité et la zone de profondeur de champ.
 En stabilité, le moindre mouvement de l’appareil, de la main du photographe, du sujet, entraine un flou de bougé. Il est donc conseillé d’utiliser un pied, de chercher un appui, de régler l’appareil sur la plus grande vitesse possible, d’utiliser une pose à retardement. Quant au sujet, dans la nature, la plus petite brise fait vibrer le brin d’herbe, la fleur, la toile d’araignée. Encore du flou. Certains spécialistes ont fabriqué un petit paravent pour entourer leur sujet et le mettre à l’abri du vent.
La zone de netteté est tributaire du diaphragme, de la distance de l’appareil au sujet, de l’éloignement du sujet. En photographie rapprochée, plus la distance appareil-sujet diminue, plus la zone de netteté se réduit. Cela peut devenir une question de millimètres. Pour y remédier, nous ne pouvons agir que sur le diaphragme. Diaphragmez jusqu’à F/22, si les conditions d’éclairage et de sensibilité utilisée le permettent. Les règles développées ci-dessus sont des lois de la physique auxquelles nul ne peut déroger.
André B. nous montre l’image d’une pomme, ou plutôt d’un quartier, recouvert de gouttes d’eau. A la construction de la photo, on peut supposer que le sujet principal ce sont les gouttes et qu’André s’est efforcé de les rendre nettes, laissant la pomme dans un léger flou. Sur le plan de la composition, on aurait préféré de moins cerner la pomme, de laisser un peu d’air, de positionner le pédoncule dans une autre direction. Jacques se charge de corriger tout ce qui peut l’être, de répondre à toutes les questions posées par André. Admettons que ce dernier aura été pleinement satisfait par les réponses de Jacques et par le temps qui lui aura été consacré.
Dans le même ordre d’idées, Monique nous présente la photo de trois ombelles et d’une toile d’araignée. Comme nous sommes toujours en photographie rapprochée, les même problèmes surgissent que dans l’image de la pomme. La mise au point semble avoir été faite sur la toile d’araignée, située en petite taille au centre de la photo et encadrée d’énormes ombelles floues. La composition de l’image paraît laborieuse à analyser. Jacques sollicite l’avis de chaque membre et nous ne sommes pas surpris d’obtenir une réponse différente par chacun, ce qui s’ajoute à la complexité du sujet.
Monique a la chance de voir son jardin visité par un renard. Ces bêtes, qui ne sont pas bêtes, ont vite fait de repérer les endroits oμ il y a quelque chose à se mettre sous la dent. En l’apprivoisant, Monique pourrait réaliser des images intéressantes. Il suffira pour cela d’offrir de temps en temps à l’animal, un fromage.
Eric, lui, ne pèche que par son martin-pêcheur. Nous verrons bientôt l’oiseau dans une cage, comme animal de compagnie.
Jacques nous ramène de Grèce quelques images dont la plus réussie est celle d’un bonhomme assis sur le trône et les pieds dans une cuvette d’eau.
Nous terminons par démonstration de calques avec dégradé réalisée par notre mentor.

Note complémentaire du secrétariat :
Je souhaites la bienvenue parmi-nous à Micheline Cammaerts (numéro de membre 160), qui semble très intéressée par la photographie et je suis très heureux d’acter, la réinscription d’Yves Sermeus (numéro de membre 33), l’un de nos membres effectifs qui, pour des raisons professionnelles, nous avaient abandonné pendant dix ans. Photographe d’expérience, il est à même d’accroître le niveau qualitatif de notre association.
Jacques Baudoux

Réunion du 26-09-2016.

Soirée où les membres présents sont: André Baise, Giles Delon, Henri Kemp, Micheline Cammaerts, Pascal Kamole, Peter Saterdags, Valérie Savoir.
En l’absence d’Erik, spécialiste en projection, Peter a eu l’heureuse initiative d’apporter son portable et de nous projeter sa série d’images. Nous en avons déjà vu plusieurs mais cette fois ci, nous en profitons pour retoucher et améliorer ses fichiers à l’aide de son logiciel. Pascal, familiarisé avec différents programmes se débrouille assez bien pour conduire le navire a bon port. La question se pose à nos membres du choix d’un logiciel de retouche. Lorsqu’on connaît la multitude de programmes existants, les uns à télécharger gratuitement, les autres disponibles dans le commerce, le débutant se trouve devant un problème difficilement surmontable. Pour ma part, je suis un inconditionnel de « Photoshop » ou à défaut, de sa version allégée, « Elements ». Ce programme, utilisé par les graphistes et les photographes professionnels, ne devrait pas nous effrayer. Les efforts consentis à son apprentissage nous sont rendus au centuple par ses infinies possibilités de retouche.
Comme il nous reste du temps libre, une grosse discussion prend naissance quant à l’organisation des activités au club. Les membres aimeraient que ces activités prennent une orientation qui rencontre mieux leurs aspirations…
Citons les points les plus récurrents :
1) Certains souhaiteraient que l’on procède à tout ce qui peut améliorer la qualité de leurs images : à commencer par le repérage des fautes, le choix du sujet, les conditions de prise de vues, les retouches à l’aide de logiciels.
2) D’autres désireraient que,lors d’une projection, leur dizaine de fichiers soit prise en considération et non envoyée aux calendes grecques au profit du membre qui mobilise le projecteur avec ses cinquante images.
3) L’organisation d’un grand salon annuel semble prendre une place prépondérante. N’est-ce pas le meilleur moyen de se faire connaître et de mettre son travail en valeur ?
Soulignons cependant que nombre de propositions d’activités l’ont déjà été par le passé et n’ont pas obtenu l’effet escompté.
Un sérieux problème concernant l’organisation de nos activités reste toujours en suspens: comment satisfaire simultanément les nouveaux membres et les chevronnés ?
Qui détient la réponse ?

Réunion du 19-09-2016.

Aujourd’hui, nous partons à la visite d’un zoo, un zoo en images.
Monique, avec ses qualités d’entomologiste, nous fait découvrir la vie et l’organisation d’une fourmilière. Un très gros plan d’une fourmi nous montre tous les détails de la bestiole. l’on voit l’installation de ces insectes dans des cavités, des grottes en miniature et l’animation de la colonie. Dans le domaine des extra petits, une coccinelle trouve aussi sa place. Grande dévoreuse de pucerons, on assiste à son festin devant une table garnie de ces parasites.
Peter nous emmène dans un parc animalier situé dans le nord de l’Espagne. Selon les dires de notre gardien du parc, c’est un territoire immense où l’on recherche à reproduire les parcs africains. Se succèdent: zèbres, buffles, léopards, tigres, lynx. Un aperçu de la savane, pas tellement loin de chez nous.
Erik s’en tient toujours à ses volatiles. La première photo est celle d’un héron bihoreau. Pris dans la brume matinale, l’oiseau baigne dans une atmosphère vaporeuse qui fait rêver. Une image comme on voudrait en voir souvent. Le martin pêcheur est décidément l’oiseau fétiche d’Erik. L’animal, perché sur sa branche, n’a d’yeux que pour ce poisson qui nage dans la rivière. Notre ornithologue, caché dans les fourrés, fixe l’oiseau pêcheur pour le surprendre à plonger dans l’eau.
Pour toutes ces photos, les commentaires vont bon train. Chacun propose les retouches qui devraient améliorer les images. Chacun développe aussi sa vision de l’image, ce qui est instructif et pas plus mal.

Réunion du 12-09-2016.

A l’intention de Micheline Cammaerts, Erik projette un tutoriel de photographie développé par le photographe Bart Heirweg. Il s’agit d’une méthode d’enseignement destinée aux débutants où l’auteur place sur une colonne et en images toutes les possibilités de réglages de l’appareil. En regard, dans une deuxième colonne, on voit l’effet produit qui en résulte sur la photo. Bart Heirweg y ajoute une étude d’histogrammes, un emploi de toute une série de filtres. Bref, le tour complet de ce que tout photographe doit savoir. Nous recommandons à Micheline de si possible télécharger ce tutoriel et de l’étudier sérieusement. Certains de nos membres pourraient même en prendre de la graine.
Nous voyons ensuite les premières images de Micheline. Elle s’intéresse particulièrement aux photos nature. Dans sa série de volatiles défilent des oiseaux exotiques, des courlis, cormorans, martin pêcheurs, pélicans, colibris. Clôturent l’ensemble de ses photos, quelques plantes à larges feuilles et un singe.
André Baise se sent attiré par des images de cascades. Dans ce genre de photos, il, faut étudier le temps de pose qui convient pour obtenir l’effet recherché.
Olivier Grégoire, quant à lui, se livre à des sujets assez variés. Ils vont des girafes à l’écureuil en passant par des falaises, des rochers en mer et des cascades.
Peter nous revient avec un nouveau sujet: les feux d’artifices. Encore un sujet qui demande une étude des réglages de l’appareil. Mais pourquoi Peter tes feux d’artifices éclatent-t-ils haut dans le ciel ? sans aucune base. Il est conseillé de les assoir sur des toitures, sur un panorama, sur un terrain quelconque. Un tout autre sujet: Peter a dû s’improviser photographe de mariages à l’occasion de celui de son petit-fils. Une expérience de plus.
Chuy Chay Huynh n’a pas fini de nous étonner. A notre connaissance, il sort des sentiers battus en expérimentant des images d’insectes et de fleurs. Pourra-t-il bientôt nous régaler avec de nouvelles trouvailles ?
Il ne reste plus qu’à nos cinq membres : André Crollaer, Chuy Chay Huynh, Henri Kemp, Pascal Kamole, Peter Saterdag, de mettre leurs quatre photos sous cadre pour les exposer dans la galerie du Centre Armillaire lors de la journée « Portes Ouvertes
Constatons que pour la plupart de nos membres, ce sont les paysages et les photos nature qui ont la côte. L’élément humain y est laissé pour compte. Il faudra cependant admettre que c’est ce genre de photos qui dégage le plus d’émotions. Et n’est-ce pas le but final de l’art ?

Réunion du 05-09-2016.

Rentrée solennelle de l’année académique 2016-2017.
Sont présents les membres André Baise, André Crollaer, Chuy Chay Huynh, Erik Verlest, Henri Kemp, Monique Forthomme, Pascal Kamole.
Sont présents les candidats membres Micheline Cammaerts, Olivier Grégoire.
En l’absence de Jacques, nous devons faire preuve d’initiatives et d’improvisations afin de meubler correctement les séances.
Comme entrée en matière, Erik, notre animateur faisant fonction, nous fait quelques commentaires sur la sortie club qu’il organisa en juillet dernier dans la région hennuyère. Ce fut un grand succès. Les participants eurent l’occasion de visiter Binche, les terrils, les ascenseurs, le coron de Bois-du-Luc. La joie et la bonne humeur étaient au rendez-vous. D’autant plus que le groupe était dirigé par le guide touristique régional nommé Jacques et que le temps était au beau fixe.
Erik se propose de nous projeter toute une série d’images.
Nous débutons par celles d’Henri. Ce dernier nous emmène dans ce beau pays de Toscane. Ce sont des images déjà projetées par le passé mais toujours agréables à voir ou à revoir. Défilent des paysages caractéristiques du centre de l’Italie avec ses collines labourées, ses sombres ravins, ses terres couleur de Sienne, ses maisons isolées mais pittoresques. L’if, arbre national, est présent partout.
Nous enchaînons avec Tozeur et ses environs (Tunisie). C’est une petite ville unique en son genre de par ses constructions. Toutes les maisons sont bâties à l’aide de briques jaune clair, fabriquées sur place. Ces pierres sont disposées les unes en saillie, les autres en retrait de façon à dessiner des figures géométriques. Un grand lac salé y conduit. Quelques oasis de montagne nous surprennent par leur présence dans cette région plutôt désertique.
Erik projette ses dernières réalisations. Nous voyons successivement le portrait de son aigle (ou assimilé); une image remarquable de par sa blancheur extrême d’un arbre isolé à la Baraque Fraiture (on pourrait la cataloguer dans les high key); un ensemble de rails; une plante rampante entre des billes de chemins de fer; des photos de nuit; un motocycliste en pleine action; un martin-pêcheur. Des couchers de soleil en Corse dont Erik, à titre d’expérience, a traité les uns en tons clairs, les autres en tons foncés. A chacun de nous d’apprécier.
Comme nous avons le bonheur d’encore posséder notre envoi d’images pour le concours FCP., nous en profitons pour visionner les photos blanc et noir : une dizaine des uns et des autres, et une dizaine de Jacques. Les images couleur suivront prochainement.

Réunion du 27-06-2016.

Au club, l’exposition des trains est doucement mise sur les rails. Les membres présents s’affairent à démonter les cadres actuels et à les remonter avec les images des chemins de fer. On n’entend plus que le cliquetis des bords de cadres et le pschit pschit du vaporisateur à nettoyer les carreaux.
Le thème de l’exposition est un thème très large et très étendu. Il s’ensuit que les photos récoltées présentent une grande diversité. On y voit des photos blanc et noir, des photos couleur, en hauteur et en largeur. Valérie porte la lourde responsabilité de fixer un emplacement pour chaque photo de façon à obtenir un ensemble cohérent et homogène. Il serait dommage que le salon prenne l’allure d’un patchwork. Nous attendons la présentation définitive avec une certaine curiosité pour faire une évaluation de l’ensemble et en tirer les conclusions.
Nous terminons la soirée par une conversation à bâtons rompus. Jacques soulève la question des genres de sujets à pratiquer en photographie. Pour lui, il, est nettement préférable de se consacrer uniquement à l’élaboration de séries à thème. Curieusement, ce choix ne rencontre que peu d’adhérents dans le monde des amateurs de photos. Ces derniers ne fonctionnent qu’en produisant des images disparates. Par contre, les photographes de renom ne travaillent que sur des thèmes. Jacques nous assure que l’on ne peut progresser qu’en œuvrant inlassablement sur un même sujet.
Notre mentor nous fait une petite entorse au programme en parlant de sociologie conjugale. Il raconte qu’en rencontrant Janine (à l’occasion de la pratique de la plongée sous-marine), tous deux ont constaté qu’ils avaient des goûts très proches que ce soit dans le domaine de la nourriture, des genres artistiques et architecturaux, des voyages, la découverte de certains pays et de certaines cultures, les mêmes projets. Cette situation de pouvait qu’engendrer une attirance de l’un pour l’autre. Leur mariage en est l’aboutissement logique pour vivre à deux une vie heureuse. C’est ce que nous leur souhaitons évidemment.
Bienheureux les couples, homme et femme, qui pratiquent la photographie avec le même enthousiasme.

Réunion du 20-06-2016.

Au club, règne une activité fébrile. Jacques nous explique comment identifier les photos exposées; comment manipuler le mécanisme de la mise sous cadre; comment accrocher les cadres aux murs du couloir; comment les verrouiller. Pour nombre d’entre-nous, ce sont des opérations nouvelles et il faut bien se faire la main un jour .Les dernières précisions sont données et lundi prochain , il faudra retrousser ses manches pour faire en sorte que le salon soit prêt car c’est le dernier lundi disponible avant les congés et la fermeture du « Centre ».
Paru dans « Phototrend » un article très intéressant de « Damien Roué » ayant pour titre « Comment progresser en photographie ». Cet exposé comporte pas moins de quinze recommandations. L’article est très bien écrit, très complet et on ne voit pas ce que l’on pourrait y ajouter. Un document rarissime qui parait trop peu souvent dans les revues de photographie.
Jacques a été fort enthousiasmé à la lecture de son contenu et agréablement surpris de découvrir un auteur dont les idées cadrent bien avec ses conceptions propres de la photo.
A notre intention, Jacques retient cinq paragraphes qu’il commente abondamment:
1) Photographiez avec votre œil : Il faudrait chaque jour, en tout lieu et à tout instant observer son entourage pour en découvrir une possibilité de photo. Au besoin, utiliser un cadre ou même ses mains pour isoler un sujet.
2) La priorité à la photographie : Dans la vie de tous les jours, il ne faudrait que penser et agir au profit de la photo. En deux mots, ne vivre que pour la photographie.
3) Apprenez à regarder la lumière : La lumière est un élément capital pour réussir une bon cliché. Le jour où il se présente une bonne lumière il suffirait d’y ajouter un sujet quelconque pour obtenir une bonne photo.
4) Etudiez le travail des bons artistes : Sujet souvent développé par Jacques .Pour ce faire, il faudra visiter les expositions, examiner leurs images et s’efforcer d’en décoder le sens.
5) Faîtes critiquer vos photos : Question névralgique car le mot critiquer implique trop souvent un sens péjoratif. On peut critiquer dans un sens négatif mais aussi positif. Pour n’offusquer personne, on aurait avantage à utiliser le vocable analyse. Lorsque l’on donne son avis au sujet d’une photo ,il faut bien se garder de la critiquer négativement, autrement dit, de la démolir, au risque de blesser son auteur avec toutes les conséquences que cela entraîne. Conclusion, si l’on a un avis défavorable à donner, veuillez mettre des gants.

Réunion du 13-06-2016.

Le jour approche où nous allons exposer dans les couloirs du « Centre » une série de photos sur le sujet « trains, rails, gares ». Cette expérience, la première à notre connaissance, va rassembler les photos de tous les membres désireux d’exposer. Nul doute qu’elle remportera un vif succès et qu’elle en appellera d’autres. Certains échos nous laissent entendre qu’un salon suivant est envisageable avec comme sujet « la pluie ». Remercions Valérie, qui a pris le taureau par les cornes, et qui ne ménage pas ses efforts pour organiser ce salon.
Ne perdons pas de vue qu’un écueil est à éviter: un salon construit sur un même sujet avec un grand nombre de participants doit présenter un maximum d’homogénéité (photos noir et blanc, couleur, horizontales, verticales, passe-partout de couleur identique, etc). Or, les emplacements par photo sont d’une vingtaine. Les participants sont neuf. Cela nous fera deux photos par exposant, donc une grande diversité d’images.
Les membres ayant répondu à l’appel (André Formatin, Chuy Chay Hunyh, Erik Verelst, Giles Delon, Henri Kemp, Jacques Baudoux, Monique Forthomme, Peter Saterdag, Valérie Savoir) ont téléchargé leur série sur le dropbox de Valérie ce qui va nous permettre de choisir les meilleures images. Jacques projette les photos en question et tous les membres procèdent alors à la sélection.
Mettre une telle exposition sur pied représente un gros travail : impression des photos, mise sur passe-partout, puis sous cadre, accrochage. N’en laissons pas toute la charge uniquement sur les bras de Valérie !

Réunion du 06-06-2016.

Nous reprenons le périple Mexico-Guatémaltèque là où nous l’avions laissé lundi passé.
Au sujet du groupe de jeunes filles coiffées d’un chapeau enrubanné, une précision s’impose : il s’agit bien d’un ruban de 25 m de long.
Une pyramide colossale se dresse devant nous. Les murs sont percés d’une multitude d’ouvertures et la construction compte 365 niches. Le monument mérite un examen approfondi par le nombre impressionnant de sculptures qui le décorent. Les participants ne nuit dans une ancienne école transformée en hôtel, on y dormait dans des classes de cours. Une nuit exceptionnelle.
Plus loin, quatre équilibristes, des voladores (http://www.mexique-fr.com/art-culture/voladores-papantla/), exécutent une danse d’incantation. Nous les voyons gravir un mat de 40 m de haut et à partir du sommet, tourner en rond au bout d’une corde. Simultanément, ils descendent le long de la corde jusqu’à toucher le sol. Une exécution, qui pour sûr, réalisée dans un but religieux et reste pour nous mystérieuse.
Nous nous dirigeons vers l’Ouest où nous visitons la ville de Taxco, ancienne région minière regorgée d’argent. Une industrie s’y est développée autrefois et de nos jours, n’y subsiste qu’un petit artisanat de bijouterie. De toutes parts fleurissent encore les habitations coloniales.
Vers le nord apparaissent à Tula (https://fr.wikipedia.org/wiki/Tula), les vestiges de la civilisation toltèque, au même titre qu’au Guatemala. Surgissent en plus des sculptures de l’homme jaguar, celles du serpent à plumes. Nous voyons encore une statue gigantesque représentant un dieu quelconque.
Des monuments se retrouvent dans toutes les civilisations précolombiennes. Devant nous, à Teotihuacan (https://fr.wikipedia.org/wiki/Teotihuacan), un champ immense traversé par une allée centrale de 2.500 m, présentant de chaque côté des constructions pyramidales. Se distingues spécialement, la pyramide de la lune et celle du soleil. On peut se demander quel était le trôle de ces monuments en escalier se terminant par une pointe ? : était-ce pour atteindre le ciel où règnent les dieux ?
Jacques termine la projection par le portrait de Cortez, le conquérant du Mexique et de l’Amérique centrale. Comme dans toutes les régions du monde, les puissances coloniales avaient pour but, l’exploitation éhontée des ressources agricoles, minières et humaines des pays conquis. Les populations de l’Amérique latine s’en souviennent encore aujourd’hui et ne portent pas les Espagnols dans leur cœur
La mise sur pied de notre prochaine exposition dans les couloirs bat son plein. Jacques nous projette les images prises récemment dans les lieux de destruction du matériel SNCB. On y voit des squelettes de trains, des locomotives et wagons mangés par la rouille, un amoncellement de ferraille Pour alimenter la source de nos images, la grève des cheminots tombe bien à propos: toutes les voies des trains sont bloquées.
Valérie, quant à elle, s’adonne aux lignes géométriques des gares modernes.
Monique prépare ses photos pour le prochain concours FCP. On voit notamment.des canaux, des reflets de bâtiments, Venise.
Nous voyons aussi les photo primées au concours « Nikon Press Photo Award », concours réparti en catégories de moins de 30 ans et de plus de 30 ans.

Réunion du 30-05-2016

Valérie, organisatrice du projet exposition dans les couloirs avec comme sujet, les chemins de fer, nous montre les premières images qu’elle nous propose. Cette série est de très belle facture et certaines de ses images dépassent le stade de simples documents. Un petit sondage auprès de nos membres nous révèle que la récolte sera abondante et que nous devrons sabrer dans le lot pour se limiter à une vingtaine de photos.
Chuy Chay Huynh produit inlassablement des quantités de photos de qualité. Encore cette fois-ci, il nous fait voir son dernier travail qu’il destine au concours FCP. Nous sommes bien en peine d’en extraire les huit meilleures à envoyer au jury. Jacques, qui possède une longue expérience en matière de photos de concours, donne le petit coup der pouce à notre artiste oriental pour éliminer les dernières hésitations quant au choix de sa sélection.
Nous démarrons ce soir la projection d’images qui raconte le voyage de Janine et Jacques au Mexique et au Guatemala. Remarquons qu’il s’agit de diapositives. Jacques avait prévu au départ de réaliser sa projection en fondu enchainé. Le procédé nécessite l’emploi de deux projecteurs ainsi qu’une combinaison d’images qui permette un défilement sans heurts. Nous nous contenterons à présent d’une projection simple , image par image.
En préambule, Jacques nous parle de l’organisation du voyage. Etait payé : le billet d’avion, la location de deux véhicules, l’entrée aux sites, la rémunération des guides. Pour les repas et les nuitées, c’était la débrouille. Comme il fallait s’y attendre, des faux frais en tous genres venaient s’y ajouter.
Donc un petit groupe de neuf personnes, réparties en deux « combis » VW, ont effectué un périple de 6.700 km sur des routes empierrées au Mexique et au Guatemala. Ce voyage, réalisé il y a 30 ans, tenait bien plus de l’aventure que du voyage d’agrément. En plus, ils étaient victimes de, venant de nulle part, l’apparition de bandes de guérillas qui vous pointaient leurs fusils sous le nez.
Le voyage commence par la visite de Mexico. Nous voyons la Grand Place, les palais, les musées, les monuments des civilisations précolombiennes, les églises et les constructions espagnoles En descendant vers le Sud, on traverse des zones arides pour atteindre la frontière guatémaltèque. Là-bas, leurs attendent une série de tracasseries: changement de voitures, régularisation de documents, souscription de nouvelles assurances, désinfection des véhicules, palabres sans fin, bakchich aux douaniers et policiers
Et nous visitons le Guatemala. Les populations précolombiennes n’étaient pas ignares. Les Olmèques, les Zapotèques, les Toltèques, les Mayas, les Aztèques se distinguaient par le développement de l’agriculture, l’extraction de blocs de basalte, la taille, le polissage, la construction de pyramides en adobes, des lacs artificiels, des progrès constatés sur les plans technologiques, artistiques, religieux. On doit aux Olmèques, l’invention de l’écriture, du calendrier, du mythe de l’homme jaguar. Les Mayas nous lèguent une quantité de fresques, de bas-reliefs, de stèles. Ils excellent en astronomie et en calcul.
Nous voyons les images d’une procession, de la fanfare, des costumes locaux, des enfants coiffés de chapeaux enrubannés. En poussant vers l’Est, nous atteignons la côte Atlantique, vues marines décevantes et mer des Caraïbes Défilent aussi une série de monuments en pyramide et les sculptures de jaguar. Une particularité de ces populations était la construction en dur de terrains de jeu de balle. Les balles étaient fabriquées en latex récolté dans les forêts. Les jeux avaient un caractère religieux et divinatoire.
Nous visitons un parc zoologique où nous voyons des crocodiles en gros plan ainsi que des bandes de singes.
Fin de la première partie.

Réunion du 23-05-2016

Soirée principalement consacrée à des projections.
André B. , qui semble découvrir la photographie en général, met les bouchées doubles. Il nous montre tout d’abord des photos de maisons qui se confondent avec les réflexions de ces bâtiments. Les images virtuelles se superposent aux images réelles et attirent toute notre attention. Lorsqu’on se risque à photographier des monuments ou des sites archi connus (Hôtel de Ville, Tour Effel, Mont Saint Michel, etc. ), il ne faudrait pas tomber dans le travers de la banalité des clichés usés. Il faudra plutôt faire preuve d’un esprit inventif pour en faire des photos intéressantes. Nous terminons le chapitre André B. par des images de trains et de rails propres à alimenter notre prochain salon dans les couloirs.
Peter revient d’une exposition tenue à Liège et consacrée à Salvador Dali. Notre reporter en a ramené une impressionnante collection d’images. Disons de suite qu’il faut considérer ces images comme de simples reproductions de travaux d’autrui. Nous ne voyons d’ailleurs pas ce que l’on pourrait ajouter à des peintures surréalistes, qui nagent dans la fantasmagorie et où les tons rouges flamboyants triomphent, pour y apporter une touche personnelle. Peter se sera contenté d’en rapporter un souvenir impérissable.
Monique, quant à elle, diversifie ses sujets. Nous voyons des photos de neige en montagne, des fleurs, une famille de cygnes dont la maman plonge la tête dans l’eau et où ne surnage que la partie postérieure. En vue de notre salon consacré aux rails, nos membres ne sont pas en grève. Un afflux d’images nous procure le plaisir de voyager en train.
Jacques nous surprend par une série d’images de fleurs. Comme nous sommes en période de floraison des rhododendrons, il nous les montre sous toutes les coutures.
Et pour clôturer, nous bénéficions d’une introduction à la prochaine représentation par Janine et Jacques de leur voyage au Mexique et au Guatemala. Voyage réalisé il y a une trentaine d’années déjà et truffé de mille péripéties.

Réunion du 09-05-2016.

Valérie est résolument une de nos membres les plus actives. Toujours à la recherche de nouveaux sujets, elle nous montre cette fois-ci des images prises dans un institut psychiatrique. On voit des jardins, des intérieurs, le mobilier des locaux et même du matériel d’administration. Les meubles de style complètent parfaitement bien une architecture d’époque. Le tout rehaussé par un éclairage bien choisi et le caractère de la photo traitée en blanc et noir.
Peter, avec sa dernière série d’images, nous jette un pavé dans la mare. Ses photos, toutes traitées dans un flou excessif et étirées dans le sens de la hauteur, nous assènent un coup de poing qui nous transporte dans un autre monde. En essayant de se ressaisir, on devine des personnages plutôt qu’on les discerne. Des personnages entrevus en rêve, qui apparaissent dans un brouillard épais, des figures fantomatiques qui nous font frissonner, des êtres de l’au-delà.
Mais qu’a voulu nous prouver Peter? Le sait-il lui-même?
Notre mystificateur retombe les pieds sur terre en nous montrant trois photos papier, le pissenlit, des tulipes, une orchidée. L’image des tulipes s’avère très bien composée: la fleur centrale est légèrement floutée avec un flou plus prononcé des fleurs qui l’entourent. Le voile général de la photo est acceptable et même agréable à regarder. Mais où est donc le temps où on examinait la netteté d’une photo à l’aide d’une loupe?
Pour les photographes qui s’intéressent à l’évolution de l’industrie photographique, Peter (encore lui), nous signale qu’un riche industriel allemand rachète tous les brevets Leica dispersés en Extrême Orient. Ce magnat de la finance tente de reconstituer la production Leica en son lieu d’origine, à Wetzlar. Cela permettra à la marque de retrouver tout son prestige et de redevenir le plus beau fleuron de l’industrie photographique. Nous resterons toujours plein d’admiration pour ce chercheur, inventeur du Leica, Oscar Barnack, qui à eu ce trait de génie de construire un appareil photo qui utilise comme négatif le film ciné de 35 mm.
Pour conclure, Jacques nous projette une sélection d’images de la Fédé où nous reconnaissons déci delà des images prises par nos membres.

Réunion du 02-05-2016

Nos dignes représentants, Valérie, Jacques, Chuy Chay Huynh, Monique, André F., Pascal, Peter, Erik, auprès de la FCP., récupèrent leurs photos du premier semestre en cours. Par une malencontreuse défaillance administrative à la FCP., la cote obtenue par nombre de photos n’a pas été communiquée. Que nos participants se consolent, ce sera réparé très bientôt.
Jacques affiche les 18 photos des membres, sélectionnées en 2015. Une par une, il les analyse, les commente, les encense, les rejette même, c’est selon. Ici revient la sempiternelle question de la pertinence des décisions prises par le jury. A la fédération belge, le jury s’attribue le pouvoir de fixer une cote pour chaque photo présentée sans devoir s’expliquer. En France, par contre, chaque juré est tenu de justifier son choix. Admettons que ce deuxième procédé est riche en enseignements et profitable à chaque participant. Chez nous, c’est le black-out complet. En conclusion, disons que si une de nos photos n’obtient pas les points espérés, que son auteur ne se chagrine pas, qu’il ne baisse surtout pas les bras Son tour viendra! Dans la sphère des amateurs de photos, je me suis déjà laissé dire que: on fait des photos d’abord pour soi, ensuite pour les autres. Si l’on est satisfait de sa photo, c’est ce qui prime.
Pour instruire notre nouveau venu, André B., fort préoccupé par des problèmes de profondeur de champ, Jacques exécute une petite démonstration à l’aide de bouteilles disposées à différentes distances, photos prises à différents diaphragmes et en mettant au point à différentes distances. Il existait autrefois des tables de profondeur de champ à consulter avant chaque prise vue. Les objectifs à focale fixe possédaient sur leur monture une bague d’indication de profondeur de champ. L’objectif zoom à balayé cet avantage et nous sommes devenus esclaves de la mise au point automatique.
Il se fait que, André B., par un heureux hasard, est originaire du même coin que Jacques, notre Hainuyer. A deux, ils ont matière à raconter et à voir des images du « pays noir ». Nous voyons entre autre, des baraquements de mineurs étrangers, de friches de charbonnages, les ascenseurs de Strépy-Thieu. Toutes les images qui rappellent la richesse révolue de son industrie et aussi les conditions de vie inhumaines de leurs travailleurs..

Réunion du 25-04-2016.

Pour réaliser de bonnes images d’enfants, Jacques conseille de fixer notre attention sur leurs attitudes et leurs expressions. Cela vaut d’ailleurs pour les adultes aussi. Il faudra pour cela occuper nos petits bonshommes et petites bonnes femmes, attirer leur attention sur un point autre que notre objectif et finalement déclencher au moment décisif (expression chère à Cartier Bresson). Comme illustration de notre sujet, Jacques projette une série d’images d’enfants fort réussie..
Nous remarquons chez notre animateur le besoin de visiter un maximum de salons photos en Belgique et même à l’étranger. Tout photographe se doit de voir ce qui se fait ailleurs. Il faut se tenir au courant des nouveautés, des tendances, d’originalités, de l’organisation des clubs, du niveau de qualité atteint par d’autres photographes. Et pourquoi pas nous en inspirer.
Dans la foulée du cyanotype, Jacques nous montre deux images réalisées par le procédé de gomme bichromatée. Ce moyen, grand frère du cyanotype, permet d’obtenir par les mains du spécialiste, des images caractéristiques de toute beauté.
Nous savons tous que Jacques à vu le jour dans la « Région du Centre ». Après avoir réalisé toute sa carrière professionnelle à Bruxelles, le moment de la retraite ayant sonné, il s’est établi au pays de ses aïeux. Profondément attaché à sa région, il nous en parle avec force détails et une émotion à peine voilée. Pour nous communiquer le ressenti de son pays, rien de tel qu’une série d’images avec commentaires. Suivez le guide !
Aux environs de Binche, nous voyons des coins de verdure couverts de fraises des bois, une belle image de millepertuis, des sous bois. Les terrils ne sont pas très loin. La Louvière possède également des endroits champêtres ou forestiers.
Sur le plan géographique, la contrée est traversée par une rivière, la Haine, d’où découle le nom « Hainaut ». Egalement des noms de commune, « Haine- Saint- Pierre, Haine-Saint-Paul ».
Sur le plan historique, rappelons qu’après la naissance de quelques groupes préhistoriques dans la région, sont arrivés des peuplades celtes venues de l’Europe de L’Est. Ces populations répandues dans toute le Gaule, se sont formées en tribus distinctes. Celles qui ont occupé le pays se nommèrent les « Bolgs » puis les « Belges » , d’où finalement la « Belgique ». Dans la Région du Centre, une subdivision se nommait les « Nerviens » avec à leur tête le chef « Boduognat » qui a combattu les armées romaines avec les conséquence que l’on connaît.
Valérie a choisi le Pavillon chinois et ses environs comme terrain de chasse. Les boules de l’atomnium n’ont pas fini d’attirer nos photographes. Jacques s’efforce d’extraire le maximum d’une de ces boules, version Valérie. Admettons que le résultat est spectaculaire. Un hall de gare mérite toute notre attention. Par un basculement de l’image et la convergence des lignes directrices, Valérie obtient un effet saisissant. Le passage de la couleur au blanc et noir renforce encore la sensation.
Monique s’est promenée un jour à la gare de Tour et Taxi. Elle en a ramené des images de murs, de toitures, de structures.
André B. aimerait savoir comment rendre net l’avant plan d’un paysage. Pour cela il serait utile de se référer au sujet « les fondamentaux » développé par Jacques , il y a quelques semaines. Pour maîtriser les zones de netteté et par corollaire, les zones de flou, il convient d’agir sur le choix d’un objectif à focale déterminée, le diaphragme, la distance de mise au point. La focale va éloigner ou rapprocher le sujet, le diaphragme allonger ou raccourcir la profondeur de champ, la mise au pont va fixer le centre de la zone de netteté. Mais comme toute médaille a son revers, les adaptations ci-dessus entrainent aussi des inconvénients, notamment une modification du temps de pose, le flou d’autres zones. Tout compte fait, le résultat recherché va se solder par l’application d’un compromis. Le photographe devra peser le pour et le contre, bien réfléchir avant de déclencher l’obturateur.

Réunion du 18-04-2016

Aujourd’hui, Manu se propose de nous faire une démonstration de « cyanotype ». Mais qu’est ce que ce mot barbare cyanotype?
Le cyanotype est un procédé photographique monochrome négatif ancien par lequel on obtient un tirage photographique bleu de Prusse bleu cyan. Le procédé utilise deux produits chimiques: le citrate d’ammonium ferrique et le ferrocyanure de potassium.
On mélange les solutions chimiques citées. Ce mélange, devenu photosensible, est appliqué sur une feuille de papier à l’aide d’un pinceau. On laisse sécher dans l’obscurité. Une fois sec, il présente une couleur jaune-vert.
Des cyanotypes peuvent être réalisés sur tout support capable d’être rendu photosensibles par cette préparation. Sous l’exposition à des rayons ultraviolets, le fer est réduit, formant sur le papier une couleur bleu de Prusse à bleu cyan. Des résultats satisfaisants sont obtenus après 6 min. à 8 min. d’exposition en plein soleil ou à l’aide d’une lampe à rayons UV. par contact avec tous formats de négatifs. Tout type d’objet peut être utilisé pour obtenir des photogrammes. Après exposition, le fer qui n’a pas réagi est éliminé par rinçage à l’eau. L’épreuve ainsi obtenue est séchée à l’air libre ou à l’aide d’un sèche cheveux.
Il est possible de réaliser des virages avec du tanin de thé vert, des solutions de café, etc.
Manu a précisément choisi le cyanotype car c’est un procédé démocratique, très simple, peu coûteux, relativement facile à exécuter a la lumière du jour.
Il entame la manipulation par un exposé au projecteur. On y voit une sélection d’images surprenantes par leur qualité.
Muté en chimiste, il rassemble tous les ustensiles, les produits chimiques et se livre à la préparation des bains. Après l’exposition aux UV., la papier surmonté d’un négatif est plongé dans les cuvettes respectives .Il ne reste plus qu’à rincer et sécher. Et l’alchimie a fait des merveilles.
De nos jours, où le pixel est roi, on peut s’interroger sur les raisons de s’adonner aux pratiques des procédés anciens. Dans notre monde photographique, il ne reste plus qu’une poignée d’inconditionnels, nostalgiques du passé, qui se vouent corps et âme à leur passion. Peut-on leur donner tort ? Sûrement pas. Ils ont réalisé et réalisent encore des images exceptionnelles. Nous sommes convaincus que les techniques anciennes de photographie sont des moyens d’expression au même titre que les autres.
A noter : l’inscription de notre nouveau membre André Baise. Bienvenue parmi-nous.

Réunion du 11-04-2016.

Soirée quelque peu raccourcie par suite de l’arrivée tardive de Jacques.
Janine ayant été hospitalisée, une intervention chirurgicale était programmée aujourd’hui. La disponibilité de son époux s’avérait indispensable. Tout s’est finalement bien passé et Jacques a pu regagner ses compagnons photographes.
Saisissons l’occasion pour exprimer à Janine nos vœux de prompt rétablissement. Nous espérons la revoir très bientôt parmi nous et combler ainsi le vide apparu au club.
Peter se distingue toujours par l’un ou l’autre extra. Ce soir, il nous montre huit reproductions de photographies réalisées par des photographes de renon.
Notre nouvelle recrue, André B. ( un André de plus et ne pas confondre avec un ancien membre André Batslé).
Il nous fait voir un échantillonnage de son savoir faire. Constatons qu’il a dépassé les balbutiements photographiques mais que des améliorations sont toujours possibles.
Une prédilection pour les insectes se profile chez lui. Nous voyons toute la panoplie des guêpes, des mouches, des coléoptères, des papillons et quelques images saisissantes d’araignées. Aussi différents portraits de famille, une fenêtre, un paysage, un verre à boire. Et nous terminons par une série de vues du Mont Saint Michel. André est sur la bonne voie.

Réunion du 21-03-2016

Depuis quelque temps déjà, Jacques avait proposé une nouvelle activité au sein du club. Après plusieurs tentatives, aujourd’hui il revient à la charge en questionnant les membres au sujet de leur adhésion au projet.
Il s’agit de choisir un projet de travail, de le développer, de le présenter, même par étapes successives, l’opération étant extensible et illimitée dans le temps. Il est précisé que la fidélité au sujet doit être respectée.
Nous admettrons que cette activité est de taille et a le mérite d’être inédite. Le but de Jacques est de développer la capacité de recherche et de créativité chez nos membres .Constatons que la mayonnaise prend et que plusieurs candidats se manifestent.
Citons Monique avec comme sujet « les gouttes ». Erik avec « les ponts ». Quelqu’un avec  » le chemin de fer ». Les suivants se creusent encore la cervelle.
Au cours de son exposé, Jacques nous fait remarquer qu’il faut faire une distinction entre les termes « image » et « photo ». Selon lui, ces mots ne sont pas synonymes. Or, les deux termes sont employés indifféremment dans le langage parlé et écrit des photographes. Serait une image, une simple reproduction ou un reportage. Le terme photo ne pourrait être utilisé que dans le cas d’une pensée, d’un développement, d’une transformation, donc d’une création. Nous en revenons aux notions de forme et de fond.
Jacques a sélectionné pour nous une série d’images qui lui tiennent à cœur. On peut les intituler « Images de mon pays ». Ces photos sont classées en deux groupes « les noirs et les rouges ». Les noirs représentent les industries et leurs friches, les rouges, le social. Une photo très caractéristique: la tombe d’un mineur avec un terril à l’arrière plan. Aussi des plaques funéraires dédiées aux mineurs.
Pour illustrer le problème noir et blanc ou couleur, les membres sont invités à exprimer leur impression.
Notre animateur reprend sa série de photos noir et blanc, réalisées en argentique. Elles sont abondamment commentées, en mentionnant toutes les opérations de transformation subies pour obtenir d’un simple cliché, une photo remarquable.
Nous voyons les photos de Valérie: six images, chacune en double exemplaire, l’une en blanc et noir, l’autre en couleur. Un excellent exercice pour nous apprendre à fixer un choix entre le blanc et noir et la couleur.
Erik nous montre une série de photos d’architecture et de gares.
Nous constatons chez nos membres qu’un nombre de plus en plus important de photos blanc et noir côtoyent les photos couleur. Nous en déduisons qu’après plusieurs tâtonnements, ils basculent dans l’un ou l’autre camp.

Réunion du 14-03-2016

Ce soir, nos membres s’affairent à terminer la présentation de leurs photos pour le concours FCP. Avec quatre images couleur et quatre en noir et blanc. par participant, l’on aboutit à une impressionnante collection d’images. Que Sainte Véronique, patronne des photographes, soit avec nous.
Jacques reprend ces photos une à une, les analyse et les commente abondamment. Une constatation générale s’impose: certaines images présentent une bordure de 2mm.de large, d’autres une bordure plus large et d’autres encore, bien plus large. Un clou sur lequel on ne tapera jamais assez : Jacques préconise l’adoption d’une bordure de 2 mm. Pourquoi ? La dimension de 2 mm.est celle qui rappelle la dimension des bords biseautés que l’on réserve aux photos de salon, montées sur un carton épais.
Une autre question et non des moindres fait régulièrement surface. Faut-il traiter ses images en couleur ou en noir et blanc ? Chacun possède sa petite idée. Sur ce terrain glissant, on dira que certains sujets se prêtent mieux à la couleur et non au noir et blanc. Et vice versa, certains motifs se prêtent très bien au noir et blanc. et non à la couleur. D’un point de vue plus intellectuel, l’amateur de couleur va se contenter de reproduire un sujet tel qu’i le voit, en n’y apportant que de légères retouches. Par définition, une image en BN. reste une image abstraite. L’œil ne voit pas en BN. L’adepte de ce genre de photos va construire l’image dans son esprit, la modeler, la transformer jusqu’à obtenir sur papier le résultat de sa vision personnelle du sujet.
Encore un autre sujet qui ne cesse de nous préoccuper. Faut-il traiter un sujet donné en vertical ou en horizontal? Un arbre, une architecture, un personnage isolé ressortent mieux en vertical. De vastes étendues, en horizontal. Remarquons aussi que l’un et l’autre de ces formats modifient la perspective du sujet. Le photographe, en portant son choix sur le vertical ou l’horizontal, participe à l’interprétation de son sujet.
Pour illustrer l’exposé de ce soir, Jacques nous projette une série de ses propres images où il est question de couleur, de BN., de format. Ses images, triées sur le volet, tirées et manipulées en argentique, se distinguent par un haut degré de perfection. Les chevaliers de la pellicule, où le plus gros de leur travail se réalisait en chambre noire, produisaient des images qui n’ont rien à envier aux images actuelles sorties d’un ordinateur.

 

Réunion du 07-03-2016.

Avec l’arrivée de deux nouveaux venus, Jacques se lance dans un vaste exposé où il est question de la photographie en général, de la photographie pratiquée dans notre club, de la photographie exercée dans d’autres clubs, de la photographie qu’affectionne les grands noms d’artistes indépendants.
Tout d’abord, deux mots au sujet de l’art en photographie. Qu’est-ce que l’art? C’est susciter, engendrer, provoquer des sentiments émotionnels. De nombreux outils sont à notre disposition pour l’exprimer: la peinture, le dessin, la sculpture, la littérature, le cinéma, la photographie, etc. Deux points sont à considérer: le fond et la forme ou le contenant et le contenu.
Dans le monde des amateurs de photos, leur seule préoccupation est de briller aux concours organisés par la fédération. Pour atteindre ce but, il faut se soumettre aux lois dictées par un jury. Or ces lois ne répondent qu’à des critères d’esthétique, autrement dit: la forme. Quant au fond, il est rarement pris en considération.
Les grands noms de la photographie n’expriment que leurs propres sentiments et en toute indépendance. C’est le fond qui prime. Bien sûr, si l’on parvient à réaliser une photo riche en émotions et de surcroit qui présente de belles qualités esthétiques, l’on aura réalisé une photo complète.
Au club, Jacques admet tous les genres de photographies. Aucune restriction quant au choix du sujet. Dans nombre de clubs, l’on organise un concours interne avec sujet imposé. Si pour nous, une activité photographique représente une satisfaction et un réel plaisir, le sujet imposé risque fort de jouer le trouble fête.
Notre animateur conseille aux membres d’échafauder un projet dans leur esprit et ensuite de travailler à sa réalisation, même jusqu’à épuisement. C’est la meilleure façon de progresser. Evitons de divaguer dans la nature et de capter le premier sujet rencontré. Pour faire une bonne image, il n’est pas nécessaire de parcourir le monde à la recherche de paysages grandioses. Dans la pénombre d’une chambre, un personnage caractéristique, vautré dans un vieux fauteuil de cuir élimé, devant une fenêtre, peut fournir un sujet intéressant.
Essayons de fabriquer des séries de photos ayant un même fil conducteur, des images qui racontent une histoire, un évènement. Bien que Jacques ne manque pas de manifester sa préférence pour les sujets à caractère humain, car ici le fond l’emporte sur la forme, il nous laissera toujours le libre choix du sujet.
Pour la rentrée des photos au concours FCP, André F. nous montre sa production. Remarquons six images de volatiles en tous genres. Deux images de ruelles bordées de vieilles maisons construites en gros moellons du pays .Une séries d’images d’ébats de canards.
Eric présente deux photos de neige en couleur SVP. Un dessin de peintre sur un trottoir. Une architecture d’escalier en diagonale. Un faucon fort coloré, dans son milieu.
Jacques, quant à lui, nous fait voir deux images d’un groupe d’enfants au carnaval du Centre. Une plante aquatique en fleurs. La gare centrale. Deux vues de maisonnettes solitaires. Un paysage d’arbre central soutenu par une série d’arbres à l’arrière plan et une zone d’herbes folles à l’avant plan. L’arbre est mis en valeur par un spot lumineux , la marque de fabrique de Jacques.

Réunion du 29-02-2016

Soirée technique où nous manipulons les outils de photoshop..Chaque membre, armé de son portable, écoute les instructions et la marche à suivre de Manu.
Retouches de la peau.
La première opération consiste à retoucher le portrait d’une femme présentant des rides disgracieuses. Deux images montrent comme exemple, l’avant et l’après du travail. L’outil correcteur nous permet d’opérer des miracles en effaçant les moindres nervures.. Il va sans dire que bon nombre de la gente féminine aimeraient passer sous le bistouri de Manu pour retrouver une nouvelle jeunesse.
Nouveau format d’image intelligent.
En second lieu, nous jouons au maçon en allongeant ou rétrécissant les dimensions d’un mur dans une photo .Mais la difficulté consiste à conserver les justes proportions anatomiques d’un personnage qui se promène devant ce mur .Les outils redimensionner, sélections et calques nous permettent de solutionner le problème.
Remplir par contenu.
L’image à travailler représente deux chevaux dans la prairie. L’un est vu latéralement et l’autre par la croupe. Le deuxième cheval, ayant une position inesthétique, demande à rentrer à l’écurie. Comme souvent dans photoshop, des procédés différents permettent d’atteindre le même but. Nous utilisons d’abord l’outil correcteur et en deuxième lieu, les sélections les calques et remplir avec contenu. En deux clics, le cheval vu par l’arrière aura disparu.
Le parc.
Trois images montrent un jardin presqu’oriental dans lequel se trouve un personnage indésirable. Nous éliminons ce personnage dans nos trois photos, soit une par une, soit en groupant les trois images, nous supprimons les personnages simultanément grâce à l’emploi des calques.
Perspectives.
Une dernière image d’un bloc architectural en forme de trapèze déformé, nous permet à l’aide de l’outil « transformation », de triturer toutes les lignes du bâtiment au gré de notre fantaisie.
Constatons que ces outils merveilleux que sont les calques, sont à la base de la majorité des manipulations. Ils font de nous, humbles photographes, les rois de la magie.

Réunion du 22/02/2016.

Comme le concours FCP se profile à l’horizon, les membres apportent leurs fichiers pour un premier examen.

Nous voyons successivement les images de Jacques : un arbre, une gare, un paysage. Notre animateur exprime sa nette propension à prendre des images à caractère humain : portraits, groupes d’amis, des expressions de sentiments, d’émotion.
Un groupe d’enfants au carnaval des gilles suscite la controverse. D’aucuns voudraient supprimer un personnage gênant se trouvant au bord de la photo. Jacques s’y oppose, argumentant que le format des 2/3 ne serait plus respecté. Mais sommes-nous contraints à corseter toutes nos photos dans le format carré ou le format 2/3 ? Le débat reste ouvert.
Valérie : images inédites de Venise où l’on voit tous les moyens de transport par bateau sillonnant la ville.
Eric : se diversifie avec des images de lignes géométriques et de vues de tourbières sous la neige. On constate chez lui un virage à 90° de la fauconnerie à des sujets plus conventionnels. Virage bien négocié.
Chuy Chay : le cortège du nouvel an chinois ne pouvait manquer à sa collection. Images fort Huynh colorées où les costumes rivalisent d’éclat et de fantaisie, représentent bien une Chine
des temps révolus. Nous remarquons cependant que les pagodes orientales figurant habituellement à l’arrière-plan des images ont cédé la place à la tour de l’Hôtel de Ville. Le dragon terrassé par saint Michel a permuté avec le dragon triomphant chinois.

Réunion du 15-02-2016.

Nous poursuivons l’étude de ce gros morceau que constitue les fondamentaux.
Au chapitre de la mise au pont, nous disposons du réglage de l’autofocus et des différents modes d’acquisition. L’amateur peut sélectionner un mode autofocus adapté aux conditions de prise de vue ou au sujet. Dans les modes de la zone élémentaire, le mode autofocus optimum est automatique ment réglé. La sélection du mode autofocus peut se faire par ONE SHOT pour les sujets immobiles; par AI SERVO pour les sujets en mouvement lorsque la distance focale ne cesse de changer; par AI FOCUS où le mode autofocus passe de l’autofocus ONE SHOT à l’autofocus AI SERVO si un sujet immobile commence à se déplacer.
Le photographe peut également sélectionner un des nombreux collimateurs. En sélectionnant un collimateur autofocus adéquat, on peut prendre des photos avec mise au point automatique tout en cadrant le sujet dans le viseur.
En fonction de la nature des éclairages rencontrés, une correction dénommée « balance des blancs » sera nécessaire. C’est que les différentes sources d’éclairage se caractérisent par leur température de couleur. Nous pouvons rencontrer les températures d’un ciel bleu, d’un ciel gris, du brouillard, d’un lever ou coucher de soleil, de toutes les sources artificielles : tungstène, sodium, fluorescence, etc. Sans devoir se casser la tête, l’on pourra adopter une correction automatique. Pour plus de précision, on devrait connaître la température exacte qui se présente et pour cela, on aura recours à un instrument ad hoc : le pifomètre. L’emploi de filtres est également à envisager. Bienheureux les photographes qui disposent d’un colorimètre. Cet appareil leur donne immédiatement la valeur précise de la température.
Nous sommes stupéfaits par les sensibilités ASA que peuvent atteindre les appareils photo de la dernière génération. Le 3200 ASA paraissait longtemps infranchissable mais fait actuellement figure de parent pauvre .Attention cependant, une augmentation inconsidérée de la sensibilité a un prix: la réduction de la qualité de l’image.
Jacques nous montre quelques échantillons de papier pour imprimantes qui sortent de l’ordinaire. Pourquoi se limiter aux seuls papiers disponibles chez le détaillant photographe: le brillant, le semi-mat, le mat. Pour mieux mettre le sujet en valeur, l’on devrait adapter le type de papier utilisé.
Les carnavals de la région du Centre ne nous ont pas encore livré tous leurs secrets. Une lacune que Jacques se charge de combler ce soir.. Images à l’appui, il nous montre et explique avec force détails : le port de la ceinture, les sonnettes, les faisceaux de branches, la collerette, ,le mouchoir du cou, le bourrage du gille. L’on voit les Soumonces, les Trouilles des Nouilles, diverses manifestations Un participant unique en son genre : le joueur d’orgue de barbarie. Ce musicien trimballe son instrument de 35 kg. tout au long du cortège. Après avoir connu une longue éclipse, les accordéonistes font un retour en force pour accompagner des gilles regroupés par cagnotte. Avant le départ du cortège, les gilles se revigorent en buvant le champagne et en avalant des huîtres.
Jacques rend hommage à ce personnage truculent qu’est la sabotière. Sans elle, pas de sabots ! Elle fait partie de tous ces gens qui se dépensent dans l’ombre et constituent la face cachée du carnaval.

Réunion du 25-01-2016.

Nous entamons ce soir le troisième chapitre des fondamentaux consacré aux modes de mesure du temps de pose.
Constatons que chez les fabricants d’appareils de photo, la standardisation n’est pas à l’ordre du jour ce qui provoque dans l’esprit des photographes une certaine confusion. C’est ainsi que les modes de mesure du temps de pose portent des dénominations différentes suivant les constructeurs. Chez Canon, ce qui se nomme « mesure évaluative » s’appelle chez Nikon « mesure matricielle ». Cela consiste simplement à mesurer la luminosité d’une multitude de points dans l’image par une multitude de cellules photo électriques, d’en faire un brassage et d’en sortir un temps de pose idéal.
La mesure centrale est baptisée chez Canon « mesure spot ». Chez Nikon, cela devient mesure « pondérée centrale ». Ce qui revient à mesurer la luminosité d’un point précis de l’image : ex. le visage d’une personne au milieu d’un décor.
Il existe encore des modes de prise de mesure raffinés comme chez Canon: la « mesure sélective »,. la « mesure moyenne à prépondérance centrale ». Jacques affirme qu’une mesure sur la main lui donne le plus d’exactitude.
Il se livre à une petite démonstration où il effectue une mesure évaluative suivie d’une mesure spot. Le résultat est : 1/80e et 1/60e, très peu de différence entre les deux mesures.
Signalons qu’en photo numérique, l’attention doit se porter sur une mesure des blanc. En argentique, c’était sur les noirs (pellicule négative). On peut assimiler une prise de mesure en numérique à une mesure pour diapositive couleur. Dans ce dédale de différents modes de prises de mesure, il convient d’adopter le système qui donne la plus grande satisfaction.
Au club, le carnaval de gille n’a pas dit son dernier mot. Nous voyons les images de la confection des costumes, des préparations. Viennent ensuite les soumonces en batterie suivies des soumonces en musique et/ou générale. Puis une exposition de ceintures, de sonnettes, de sabots. Une particularité rarement montrée par la presse ou le film, c’est le défilé des « Trouilles des nouilles ». Les non participants au cortège des gilles s’habillent en costumes de fantaisie imaginés par eux-mêmes.
Il n’est pas étonnant d’apprendre que des populations d’origine sicilienne, implantées depuis longtemps dans la région du Centre, participent également aux festivités, voilà ce que l’on pourrait nommer : une intégration réussie.
Peter nous a réservé une série d’images humoristiques que l’on voudrait intituler « Voyage autour d’un pot de WC ».
Valérie a rejoint le peloton de nos membres férus de concours FED. Elle nous montre un ensemble de photos prises dans différents pays exotiques. Que le jury lui accorde ses bonnes grâces !

Réunion du 18-01-2016.

Dans la foulée de la séance consacrée aux calques et animée par Manu, Jacques reprend à son tour une méthode qu’il utilise et qui fait grand usage des calques.
S’inspirant des travaux de laboratoire en usage à l’époque de l’argentique, où l’on se servait de caches en carton, portant des découpes qui permettaient d’obscurcir ou d’éclaircir certaines parties du négatif, notre animateur fait largement appel aux calques pour rester dans le même esprit.
On constate que travailler un fichier par ce moyen est une opération longue, complexe et réfléchie. Elle n’est réservée qu’aux fichiers destinés aux concours et aux expositions.
Sont mis en œuvre : des masques de fusion, des masques linéaires, dégradés, circulaires, transparents.
Le procédé s’applique aussi bien en BN .qu’en couleur.
Jacques nous montre trois images où l’on voit l’avant et l’après.
Ici, nous sommes toujours dans le domaine de « Photoshop » et Jacques ouvre une parenthèse en signalant que le programme « Lightroom » ne permet pas la même souplesse et les mêmes possibilités (n’en déplaise aux fans de « Lightroom).
Notre animateur avoue que sans les calques de « Photoshop » , il lui est impossible de fabriquer une bonne image, tout comme l’utilisation des moyens de masquage lui était indispensable en argentique.
Pour changer de sujet, une précision concernant les fondamentaux : les vitesses. Le choix des vitesses dépendra des focales, du mouvement du sujet, de sa proximité, de la recherche du flou de bougé. Si le choix du diaphragme qui en résulte s’avère inapproprié, il faudra modifier la sensibilité. Pour déterminer le temps de pose, Jacques donne sa préférence à la mesure spot avec une visée sur sa propre main.
Notre secrétaire nous montre une série de ses photos, non acceptées à la FED. en posant la question:  » fallait-il les jeter ?  » Après analyse, chacun bien entendu conserve son opinion personnelle.
A l’approche de la période des carnavals, notre gille inconditionnel ne peut se priver de nous présenter en images et en paroles : l’historique, les origines, la préparation et le déroulement des manifestations. D’après lui, le personnage central reste le tambour. En supposant que les carnavals de la Région du Centre devaient disparaître, un gamin sortant et jouant du tambour dans la rue serait aussitôt entouré d’une trentaine de danseurs. Dans la Région du Centre, les carnavals sont inscrits dans les gènes de tous ses habitants.

Réunion du 11-01-2016.

Tout amateur de photographies désireux d’améliorer ses images recherchera tous les moyens possibles pour y parvenir. Un procédé qui s’offre à lui sera de manipuler, de corriger ses images. Les énormes progrès de la technique informatique nous le permettent. Il existe de multiples programmes à utiliser avec son PC dont le chef de file reste « Photoshop d’Adobe ».
Manu donne précisément sa préférence à ce programme et dans le cadre des soirées atelier, il nous propose une manipulation d’un portrait de jeune fille. Les membres intéressés apportent leur portable et suivent pas à pas les opérations à réaliser. Constatons de suite que la majorité de ces interventions passent par les outils sélections et calques
Qu’est ce qu’un calque ?
Représentons-nous les calques comme une feuille de papier calque transparent. Chacune comporte un dessin ou une photo. Ce que nous faisons sur une feuille n’a pas d’incidence sur les autres feuilles. Les zones sans contenu sont transparentes. On peut empiler ces feuilles les unes sur les autres pour créer une image combinée. Il est possible de modifier l’ordre des feuilles, d’en ajouter de nouvelles et d’en supprimer. Combinaisons et modifications varient à l’infini. Ces calques représentent une version numérique des feuilles transparentes.
Comme base de travail, nous débutons par sélectionner un cercle, de le teinter en jaune, de le dédoubler, d’enregistrer une calque; à l’aide du nuancier de le teinter en bleu, de sélectionner les intersections, de les mémoriser.
Suivent les manipulations du portrait : rendons l’image plus nette, agrandissons les yeux, colorons les lèvres, peignons des reflets dans les cheveux. Ne pas oublier de faire les calques appropriés. L’emploi du calque possède l’avantage d’enregistrer une modification, de la retravailler par la suite, de la conserver, le tout sans nuire à l’image d’origine.
Nous procédons à la sélection du visage. Avec le pinceau à 200 pixels, nous le remplissons. Ici, nous utilisons un masque de fusion.
Qu’est-ce qu’un masque de fusion ?
C’est un outil qui sert à afficher ou à masquer des éléments ou des réglages du calque actif ainsi qu’à fusionner de façon artistique le contenu de plusieurs calques.
Pour adoucir le contour des yeux, des cheveux, des lèvres, nous utilisons l’outil contours progressifs. Nous procédons à une sélection totale pour obscurcir le fond à l’aide de la brosse. Et pour fignoler le travail, nous peignons les cheveux afin de leur rendre plus de volume.
Nous obtenons finalement un portrait plus agréable, plus vivant, plus coloré, plus net que l’image fade et terne de départ. Tout cela grâce à Photoshop et à Manu.
Pour ses compétences, sa gentillesse et sa disponibilité, nous remercions Manu par une salve d’applaudissements.

Réunion du 4­-1-2016.

Comme le premier lundi de chaque année, la salle 208 prend son air de fête. Nous sommes ébahis à la vue d’une table décorée d’accessoires de circonstance, garnie d’amuse­bouches les plus variés et de petits plats plus succulents les uns que les autres. Nous remercions spécialement nos dévoués membres Janine, Monique, Valérie et Chuy Chay Huynh pour leur collaboration et leur apport de victuailles, ce qui contribue grandement à la réussite de la soirée. Jacques procède à la proclamation des résultats du concours interne et à la remise des prix en bons à valoir. Prix bien modestes, à la mesure du club, concours bon enfant dépourvu de toute solennité, n’ayant pas pour but d’établir une hiérarchie au sein du club mais d’engendrer un certain stimulant.
Arrosée d’un certain breuvage dont Jacques seul possède la recette, la dégustation peut commencer.
Des petits groupes se forment et les discussions vont bon train. On évoque des anecdotes, des souvenirs de voyage, des péripéties et aventures en tout genre.
Constatons la présence de la presque totalité de nos membres, ce qui ne peut que raffermir la bonne entente et l’amitié entre tous les membres.