Exposition de l’A. P. Brussels Miroir

Du 11 septembre au 30 novembre

 

TERMINÉ

Du 27 mars au 26 juin 2017

Il est des pays où le cours du temps demeure suspendu
Loin de la trépidation des grandes villes
Où les gens, soustraits aux cadences infernales
Baignent dans un soleil embrasant
Grisés par les senteurs d’herbes, de truffes, de lavandes
Repus de bonne chaire, abreuvés de vins capiteux
Tous les ingrédients s’amoncellent pour
Que règne un climat d’humour, d’indolence, d’extase
L’authentique symbole d’un certain art de vivre

Emile Gits, a réalisé des tirages photographiques en assemblant, deux, trois,
voire quatre négatifs différents. Non pas à l’aide d’un logiciel informatique,
mais en utilisant un agrandisseur, l’outil qui a permis la réalisation
de nombreuses photographies iconiques que ce soit celles de Robert Doisneau,
Henri Cartier-Bresson, Willy Ronis, Dorothea Lange, Michael Kenna et bien d’autres.
Par la qualité de son travail Emile Gits a acquis une renommée dépassant nos frontières,
il est Président d’honneur de l’Association photographique Brussels Miroir.

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C’est en 1969 que Kostas Papatheodorou, architecte, peintre et hagiographe, se lance dans la construction d’une église dont il souhaite voir l’architecture combiner les éléments de diverses religions. Dans son esprit il doit y intégrer les styles de l’Egypte antique, de la Grèce ancienne, de l’art byzantin et les éléments propres à la culture orthodoxe traditionnelle.
Il espère que l’œuvre témoignera de sa volonté de promouvoir la continuité religieuse et la réconciliation des diverses religions.
Pour la construction il amalgamera des pierres antiques (plus que probablement prélevées sur les sites de la région), des briques, du marbre, du bois, des carrelages, le tout sans ciment. Il cisèlera parfois les éléments à la main et sur place. Ne voulant pas perdre de temps, il travaille toute la journée et s’installe pendant six mois dans une tente plantée à côté de l’ouvrage. Pour l’aider, il mobilise quelques travailleurs non qualifiés habitant les villages des environs.
Si l’édification de l’extérieur de l’église fut terminée en 1973, ce n’est qu’en 1978 que les travaux prirent définitivement fin.
L’église orthodoxe grecque, n’apprécia pas vraiment l’ouvrage et obligea d’ailleurs l’architecte à modifier les peintures et icônes pour les rendre acceptables aux yeux du clergé.
A côté de l’église, Kostas Papatheodorou, érigea également deux petits temples à l’antique.
Il semblerait que l’église repose sur l’emplacement d’un ancien temple préchrétien.
Agia Foteini, est unique en son genre, aucune symétrie, peu d’éléments horizontaux ou verticaux, une impression de château de cartes qui va s’écrouler ne serait-ce qu’à l’occasion d’un tremblement de terre de 3 sur l’échelle de Richter ou d’une tempête un peu violente, et pourtant cela tient !
Comment définir le type d’architecture ? Du Facteur cheval « light », ou du Gaudi « hard » ?
Localisation : Grèce – Péloponnèse – Arcadie – Localité de Mantinée.

NOS EXPOSITIONS PASSÉES

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Les comptes-rendus (16/1/2017 au 13/11/2017)

LES COMPTES-RENDUS D’HENRI KEMP

LES COMPTES-RENDUS ANTÉRIEURS, SE TROUVENT DANS LA PAGE « ARCHIVE »

Réunion du 13-11-2017.

Il fut un temps où la direction du Centre culturel mettait chaque année sa galerie à notre disposition pour présenter notre salon. Mais par la suite, les responsables du Centre semblaient se désintéresser des arts graphiques pour plutôt accorder leurs faveurs aux spectacles de théâtre et de concerts. Au club, des voix s’élèvent pour que nous puissions dénicher une salle propre à nos expositions.
Le plus beau fleuron de tous nos salons est bien celui consacré à la Turquie. Il fut présenté au Centre, dans plusieurs villes de Belgique et de Turquie (Bursa). Y participèrent des photographes turcs et des photographes belges. Nous retenons les images d’Omer Yaglidere (derviches), de Janine (paysages) et Jacques  (portraits, mariages), d’Emile Gits (éléments humains), André Batslé (Cappadoce)… Les auteurs turcs étant à pied d’oeuvre nous montrèrent des images insolites.
Un amateur de navigation envoie chaque année à Jacques des images de régates. Nous en voyons quelques-unes où l’on voit un groupe de voiliers accolés les uns aux autres.
Poursuivant son périple à Madagascar, Peter centre cette fois-ci ses photos sur les moyens de transport. Les scènes sont semblables à celles rencontrées dans de multiples villes africaines :pousse-pousse, vieux taxis 4L, bus bourrés et surmontés d’un monceau de bagages.
Yves quant à lui, il nous montre une curieuse photo d’une série de carrés imbriqués les uns dans les autres, qui vont en diminuant de taille et qui font penser à un ensemble de poupées russes.
Arif, employé à la SNCB, nous fait visiter tous les coins de Belgique. A son coup de sifflet, il nous conduit vers les gares de Dinant, Arlon, Malines, Liège, Binche et bien d’autres Quelques beaux portraits de voyageurs sont aussi à retenir Nous avons parmi nos membres, un représentant de la STIB et un de la SNCB. Il nous manque encore un membre représentant à la fois le Brussels Miroir et le Brussels Air Lines.

Réunion du 06-11-2017.

De son voyage à Madagascar, Peter a ramené une quantité impressionnante de photos. Or, pour ne pas monopoliser l’entièreté des séances de projection, il se propose de nous en montrer l’essentiel divisé en chapitres. Ce soir, ce sera le tour aux habitants de l’île. Les enfants sont partout, isolés ou en grappes et lorsque les touristes arrivent,, ils s’y agglutinent. Il y a toujours quelques cadeaux à recevoir.
Nous voyons des familles avec de nombreux enfants. Comme les écoles sont rarissimes, les enfants s’occupent aux champs et portent même des fardeaux sur la tête. Constatons tout de même que s’ils sont pauvres, ils mangent à leur faim. L’exploitation des champs y contribue.
Jacques a tiré quelques photos à Avioth, dans le nord de la France. Une église convertie en basilique attire spécialement notre attention. Des vues d’ensemble et des détails s’offrent à nous. Curieusement, à Montmédy, on trouve les restes d’une architecture militaire dessinée par Vauban. Cet architecte de Louis XIV laissa son empreinte sur de nombreuses places de la frontière française.
Janine et Jacques ont également visité une exposition à Tournai. Ce salon se distingue par une collection d’images selon des techniques anciennes. Notons des épreuves en collodion humide, des tirages lith, des tirages au sel de platine.
A l’intention des derniers arrivés au club, Jacques montre nos photos exposées au Château de Dieleghem, à l’occasion du XXe anniversaire de l’association. Pour les anciens, un souvenir du temps qui passe. Soulignons la salle réservée à Emile Gits, notre maître à tous.
Nestor, le nouveau, nous donne un aperçu de son savoir faire. Il nous fait voir  des portraits, des plages de bord de mer, des personnages masqués, et un index pointé sur le photographe. Il reste du chemin à parcourir et c’est pourquoi il assiste à nos séances.
André Baise se sent attiré par des photos de statues, ce qui est en vogue, paraît-il, ces derniers temps. Nous voyons aussi les images d’une maman avec son bébé.
Jacques possède une importante collection de photos exposée par des photographes turcs. Ce sont des images surprenantes, le moins qu’on puisse dire, aux couleurs criardes, aux traits contrastés, aux sujets indéfinissables. L’on serait tenté de croire que ces photographes se sont substitués à des peintres. Des peintres dont l’outil  photoshop a pris la place de la palette de couleurs.

Réunion du 23-10-2017.

Soirée principalement consacrée à la projection de photos.
Joseph, arrivé parmi les derniers membres du club, nous montre une série d’images aux sujets variés qui nous indiquent qu’il est sur la bonne voie. Ajoutons-y quelques retouches de la main de Jacques où dominent les recadrages et les intensités de tons pour que les tableaux soient complets.
Peter, notre globe-trotter attitré, nous revient de Madagascar. C’est un rêve qui le hantait depuis tout un temps et qu’il a pu enfin réaliser.
A l’instar des grands explorateurs, il nous présente comme entrée en matière, une carte géographique de l’île. Pour nous donner une idée de grandeur de ce fragment de continent, il nous cite les distances kilométriques du Nord au Sud et de L’Ouest en Est. Une région montagneuse se présente à l’Est du pays et se décline en plaines en allant vers l’Ouest.
Notre voyageur effectua le plupart de ses déplacements en land rover conduite par une chauffeur aguerri. Tenant compte que les images sont prises en roulant, la qualité  peut s’en ressentir. Les paysages sont typiques de l’île : terres rouges parsemées d’îlots de verdure. L’intensité des couleurs nous surprend. L’on se demande si ces tons sont le reflet de la réalité ou si l’on n’à pas eu la main un peu lourde sur l’outil saturation. La pauvreté transparaît partout : cabanes de planches et de tôles, habits en haillons. Pour se déplacer, on en est toujours à l’hippomobile.
Remarquons que Jacques, ayant également visité cette île, prête main forte à notre malgache de service pour lui étayer ses commentaires. On présume que cette profusion d’images exotiques ne sont qu’un début, que Peter nous réserve encore des photos d’animaux uniques au monde. Nous attendons donc avec impatience, l’entrée en scène des lémuriens.
Une poignée de membres s’est rendue au  » Festival nature « , de Namur. En plus de l’admiration des images présentées, ils se sont adonnés à la photographie des lieux ( Citadelle de Namur), les extérieurs, les intérieurs et même les photographies insolites exposées. Chuy Chay Huynh et Yves s’y sont particulièrement distingués. A en juger de l’atmosphère délirante ramenée de Namur, nos gais lurons s’y sont fort bien amusés.
En complément à la projection, Jacques nous fait une démonstration de manipulation de retouche sur une fleur, par des moyens non encore explorés. Il s’agit de modifier l’intensité ou le ton d’une fraction de la fleur en recherchant la meilleure combinaison de couleurs dans le système RVB et même en quadrichromie. Nous abordons ici le domaine de l’imprimerie et nous les photographes, ne serons pas aussi méticuleux et exigeants. Nous ne nous risquerons pas à piétiner les plates bandes des imprimeurs professionnels.

NOTRE RÉDACTEUR HENRI KEMP A PRIS DEUX SEMAINES DE CONGÉS BIEN MÉRITÉ !

Réunion du 25-09-2017.

Stephan Jaeger s’intéresse spécialement à l’organisation du concours FCP. A cet effet, Jacques, ayant touché de loin ou de près à cette institution, nous en dévoile toutes les arcanes. Tout tourne autour des règles qui régissent le fonctionnement du concours ainsi que du travail du jury.
Les dirigeants de la Fédération ont mis sur pied un concours individuel et un classement clubs. Importante particularité : lors de son travail, le jury reste muet. Il n’a pas à donner les raisons de son classement ni de se justifier.
Les catégories d’images sont réparties en blanc et noir, couleur, séries, projetées. Un nombre de points est attribué à chaque photo. Le nombre limite est 14. C’est ainsi que toutes les photos frappées du numéro fatal 14 seront éliminées. Les photos portant un numéro supérieur à 14 seront acceptées. Le total des points sera établi en fin de concours.
A ce concours annuel est associé le « Grand prix de Belgique  »
Des titres sont également attribués par la Fédération internationale de l’art photographique, selon certains critères, à des photographes particulièrement méritants. Il existe le titre A pour artiste, E pour excellence avec la possibilité d’accéder à des gradations supérieures EFIAP/b, EFIAP/s, EFIAP/g, EFIAP/p et dans une catégorie à part MFIAP (Maître FIAP).
La recherche de l’obtention de titres connaît ces dernières années un certain ralentissement: c’est que les frais entrainés sont devenus assez élevés.
Le texte ci-dessus n’étant pas exhaustif, les membres intéressés peuvent s’adresser à qui de droit.
Autre chose : les louanges de Huynh Chuy Chay n’étant plus à faire, nous voyons toujours avec plaisir sa boîte de jus de fruits, ses ébats de canards, ses personnages pittoresques, ses verres et poires, ses abstractions au port d’Anvers.
Peter organise une sortie club non moins à Paris, au mois de novembre. A cet effet, il harangue l’assemblée en proposant une visite au musée de la photographie et ensuite: Quartier libre !
Avis aux amateurs!
Notre remuant Peter possède une belle collection de vidéos consacrée aux primitifs. Il nous en passe certains extraits, déjà vus, mais qui conservent tout leur intérêt en nous montrant ce que les anciens pouvaient faire avec peu de moyens.
C’est avec une certaine émotion que je revois les photos d’André Batslé. C’était un portraitiste hors pair. Il travaillait principalement en blanc et noir, à l’extérieur, avec une optique de 300 mm. pour ne pas attirer l’attention du sujet. Par la suite, il s’adonna à la couleur avec un égal bonheur. En plus de ses grandes qualités de photographe, c’était aussi un homme affable, sérieux et respectueux. Si je parle de lui au passé, rassurons-nous, il est toujours de ce monde. Mais il a quitté le club pour raison de santé.
André, au club, on se souviendra toujours de toi.

Réunion du 18-09-2017.

Peter se verrait bien occuper le poste d’animateur en second. En préliminaire à la séance, il passe sur son portable d’innombrables images avec force commentaires, en présence des membres déjà arrivés.
Pour enchaîner, Jacques nous montre une vidéo réalisée par le jeune club de La Louvière. Il faut reconnaître que les images animées qui défilent sont de très belle facture. Trois auteurs se distinguent particulièrement avec des photos fort originales et ce qui contribue à la qualité de cette vidéo, ce sont les exposés développés par leurs auteurs. On ne nous fera pas croire que si ce club de photographes débute, leurs membres débutent également. Ces gens-là possèdent déjà une solide expérience. Ils auraient tort de laisser dormir leur travail dans des tiroirs.
Jacques nous révèle quelques aspects de son organisation de documents photographiques. Il s’efforce de scanner toutes les photos intéressantes qui, lui tombent sous la main, qu’elles soient du Brussels Miroir ou de la FCP. Cela constitue une photothèque phénoménale ainsi que des archives uniques. Emile Gits y détient la première place avec 300 photos. Chuy Chay Huynh n’est pas en reste avec 250 photos. Jacques nous montre ainsi un tableau représentant les noms de tous les membres où il suffit de cliquer pour faire apparaître l’essentiel de leur travail.
Conformément à ce qui a été dit au début du texte, Peter nous projette une série animalière ayant comme sujet « Le photographe et la bête, face à face ». Défilent les grands animaux d’Afrique et d’Asie. Si certaines images respectent le thème, d’autres le font moins car il n’est pas possible , en pleine brousse, de faire prendre la position voulue à un éléphant ou un lion.
Peter complète la soirée avec la projection d’images de montgolfières, au sol ou dans les airs. Mais ne serait-il pas possible de monter dans une nacelle et de photographier depuis là-haut ? Cela nous donnerait des images sensationnelles.
A la demande générale, Erik Verelst nous montre sa dernière production. Nous voyons une série de high-key, des arbres solitaires plantés dans la neige, une marine où les couleurs d’origine ont été effacées, et pour couronner le tout, le portrait de son oiseau fétiche. Vous l’aurez deviné!: le martin- pêcheur.

Réunion du 11-09-2017.

Ce soir, il règne au club une activité fébrile. Il s’agit d’encadrer en même temps les photos pour l’exposition dans les couloirs et la préparation des photos du concours FCP.
Dans le couloir, nous aurons une exposition nature. On ne pourra pas reprocher au Brussels Miroir de refouler le droit des femmes. En effet, nos deux exposants ou plutôt exposantes sont Monique et Micheline. Monique nous a toujours gâté avec ses insectes et ses fleurs et ne déroge pas à ses sujets de prédilection. Quant à Micheline, elle nous sort une belle série d’images d’oiseaux. Non les occupants de nos jardins et forêts mais les oiseaux exotiques du Costa Rica. Des volatiles aux couleurs éclatantes, de quoi émerveiller tout ornithologue qui se respecte.
D’autre part, les retardataires au concours s’affairent à préparer leurs images. Il est utile que l’on donne aux membres derniers venus les instructions nécessaires à la présentation de leurs images selon les normes de la FCP.
Il est recommandé de présenter quatre images en blanc et noir et quatre en couleurs. Pour les séries, le nombre d’images va de trois à six. Constatons que plusieurs concurrents dépassent largement ce quota. Nous verrons bien ce qu’il adviendra du surplus de photos.
Participent au concours: André Crollaer, Chuy Chay Huynh, Erik Verelst, Henri, Jacques, Janine, Monique, Peter, Stephan, Yves, et surprise: Julien.
Souhaitons bonne chance à tous.

Réunion du 04-09-2017.

En ce premier lundi du mois de septembre, nos membres reprennent le collier avec la ferme intention de briller au prochain concours FCP
Comme préambule, Jacques nous informe sur la façon de remplir les nouvelles étiquettes des photos. Étiquettes que les dirigeants de la Fédération prennent un malin plaisir de modifier régulièrement.
Jacques nous donne ensuite de tristes nouvelles de la santé de nos deux plus anciens membres et fondateurs, Emile et Julien, confrontés aux affres de la maladie.
Viennent les photos d’Erik Verelst. Celui-ci a mis le paquet avec une douzaine d’images couleur et blanc et noir. Épinglons la photo des jardins de l’Albertine curieusement teintés en zones multicolores. Une image d’un peloton de cyclistes gravissant l’escalator de la gare d’Anvers mais vu que la pente était trop raide, ils ont mis pied à terre. Aussi des paysages et certaines vues où il se lance dans l’abstraction. Son martin-pêcheur, à l’affut sur une branche, cherche avec insistance à se mettre en évidence.
Stephan Jäger, notre nouveau membre, n’est pas tout-à-fait un débutant. Ses orgues de basalte en Irlande ne font comme musique que le bruit de la mer.
Nous voyons de Jacques, un paysage, un groupe de quatre copains et la meilleure : un personnage qui cache son visage de la main, mais dont un œil espiègle nous observe entre deux doigts écartés.
Chuy Chay Huynh aborde à présent les photos séries. Il nous montre quatre images d’une bulle surmontant des pétales de fleurs.
Monique nous surprendra toujours avec ses images d’insectes La représentation de ses bestioles, mouches, abeilles, sauterelles, occupent de plus en plus d’espace sur la photo et conserve néanmoins une netteté remarquable. On ne s’imaginait pas qu’une mouche était coiffée de poils sur la tête, taillés en brosse. Notre entomologiste s’embarrasse de deux images blanc et noir identiques dont l’une présente un beau noir profond et l’autre, une teinte très, très légèrement brunâtre. La première photo portait dans le haut certains éléments dérangeants mais après une découpe et un nouveau tirage, on a obtenu une épreuve légèrement teintée. D’où la désolation de Monique, mais peu importe, choisis donc celle que tu préfères. Le jury se montrera clément.
Pour terminer, Jacques fait l’éloge de notre membre Stephan qui a fait le nécessaire pour pouvoir participer aux prochains concours de la FCP, en payant la cotisation fédérale 2017 en plus de la cotisation versée au club pour la saison 2017-2018.

Réunion du 26-06-2017.

Au club, se glisse insensiblement une atmosphère de vacances. C’est que nous mettons la clé sous le paillasson jusqu’au début de septembre. Mais pour les photographes qui se respectent, vacances ne signifient pas repos. C’est aussi l’occasion de se livrer à la chasse aux sujets et de mettre les bouchées doubles .Sans courir les pays lointains, des possibilités énormes s’offrent à nous. Pour cela, nous pouvons consulter utilement la presse, les syndicats d’initiative, internet, etc. Les sujets foisonnent et le photographe devra aussi montrer des aptitudes de détective.
Jacques, au cours de son périple hellénistique annuel, a exploré la région où le film « Don Camillo » a été tourné. A son époque, ce film a fait courir les foules et a connu son heure de gloire. Donc Jacques nous montre des images de cette Italie profonde. Nous voyons dans la province de Parme le village où se déroule l’action: la place publique avec les statues de Don Camillo, de Peppone et consorts, les vieilles maisons, la campagne. Curieusement, l’église où se passe l’essentiel du film, a réellement été tournée sur place tandis que l’intérieur du monument , pour les besoins de la cause, a été reconstitué dans les studios de « Cinecitta ». Ne manque pas à l’appel, le Christ en Croix qui a servi de directeur de conscience à l’héroïque curé.
Pour ce qui concerne le séjours de Janine et Jacques en Grèce, nous bénéficions d’images de cactus en fleurs, de champs d’artichauts, de troupeaux de moutons, d’un ancien aqueduc, d’une église construite sur un théâtre romain, d’une église creusée dans un platane, de la fabrication du charbon de bois.
A l’intention de Jacques et des membres absents lors de sa première projection, Peter nous propose un épisode d’un DVD consacré à la photographie « La photographie mise en scène ». Les membres qui désirent un complément d’information au sujet de ces DVD. pourront consulter les comptes rendus du 29-05-2017 et du 19-06-2017.
Bonnes vacances et bonne chasse à tous.

Réunion du 19-06-2017.

Notre écran de projection, c’est la bouée de sauvetage du club. Lorsque le cerveau de nos membres s’est vidé des substances créatives, nous nous accrochons désespérément à lui.
Erik Verelst nous projette donc quelques images représentatives de sa collection; un personnage fantomatique encapuchonné et voilé dans l’ombre; des êtres féminins surmontés de ciels tourmentés et entourés de bandes très claires., Mais attention Erik, en poussant les auréoles trop loin, cela nous fait penser à des images pieuses. Aussi des paysages de cimetière militaire qui ne comportent qu’une série de croix en diagonales.
Erik est particulièrement fier de montrer son martin-pêcheur. Cependant, nous aimerions voir son prochain martin-pêcheur tenant dans son bec non pas un fromage mais un poisson. Une autre image d’un héron bihoreau bien travaillée et bien réussie. Erik clôture sa projection par des photos de papillons et de mouches. En intermède, notre animateur ff. nous montre comment entourer une photo d’un bord blanc.
Peter poursuit la projection de sa série de trois DVD par le deuxième exemplaire. Il s’agit d’une série didactique consacrée à la composition. Notons que ces images datent de l’année 1937 et ont été prises par une équipe de photographes fidèles à une école dite de Düsseldorf. Nous voyons des vues de charbonnages et de sidérurgie. Toujours dans le cadre de la composition d’images, apparaissent des rangées de maisons dans lesquelles dansent des lignes verticale et horizontales tout en mettant en valeur une des maisons comme sujet principal, de façon à présenter diverses possibilités de composition.. Ensuite vient une étude de portraits à partir de photos d’identité. Terminons cette série d’images conceptuelles par les possibilités dues à l’infrarouge.

Réunion du 12-06-2017.

Stephan Jäger, notre nouveau membre, nous montre un échantillonnage de son savoir faire : 14 photos de sujets fort variés. Retenons les images d’un paysage canadien de forêts et de lacs, les colonnes de basalte de la « Chaussée des géants » (Irlande), des fous de Bassan en vol, d’un curieux vélo décoré de feuilles d’arbre, d’une bitte d’amarrage complètement rouillée. Attendons la suite de ses images. Mais nous sommes stupéfaits par la présentation de ses photos: de format A4 montées sur carton noir A2. A la question de savoir ce qui en est la raison, Stephan répond:  » ayant fait partie d’un club de photos aux Pays-Bas, aux concours, le format du carton A2 était imposé « . Nos voisins du Nord n’ont pas encore appris à ménager les ressources de la planète. Quant au choix du format et de la couleur du passe-partout, le problème a déjà fait couler beaucoup d’encre et de salive, et n’est pas encore prêt d’être résolu.
Peter vient de descendre de l’avion qui le ramène de Santorini qu’il nous présente quelques images supposées être le lieu où se situait l’Atlantide. C’est une île réputée pour sa beauté qui attire tous les photographes comme le miel attire les mouches. Des flots de touristes japonais, tous armés de leur tablette tactile, sillonnent les ruelles de Thíra (Θήρα). Pour ce qui est des images de Santorini, elles sont toutes semblables : groupes de maisons caractéristiques peintes en blanc, parsemées de chapelles et d’églises flanquées d’un dôme bleu.
Un nouveau visiteur nous présente un reportage réalisé dans une région au nord du Pakistan. Il nous projette d’abord des vues de montagnes, des paysages en plongée ,des vallées envahies de moutons. Viennent ensuite des scènes de la vie économique, sociale, religieuse, de la population locale. Fabrication du fromage de lait de yack, de galettes de blé, de plats traditionnels qui comportent toujours le fameux fromage. Nous voyons des portraits des gens du coin en habits de peaux de yack. Des traits de yeux bridés sont déjà visibles. Les habitations sont fabriquées de gros blocs de pierre. Les danses folkloriques ne manquent pas à l’appel. Dans toutes les images prises en extérieur, on remarque en arrière plan, la présence des premiers contreforts de l’Himalaya.
Notre conférencier fait preuve d’une grande aisance à commenter sa projection car ce qu’il n’a pas pu exprimer par l’image, il l’a fait par la parole.

Réunion du 29-05-2017.

Grâce au concours de Manu, nous poursuivons l’étude des logiciels de manipulation et de retouche des photos. Dès ses premières paroles, on ressent sa prédilection pour l’utilisation de l’instrument « Camera Raw ». Et insensiblement, il pousse nos membres à l’adopter. Mais qu’est-ce-que le format RAW?.C’est l’outil qui fabrique des fichiers bruts, donc pas encore travaillés, qui conservent toutes les finesses, tous les détails, toutes les intensités, toutes les nuances de couleurs du sujet. Un petit défaut: les fichiers sont lourds puisqu’ils contiennent le maximum d’informations à l’encontre du fichier JPEG, lequel a été pas mal raboté par l’appareil photo. D’où vient cette crainte chez les nouveaux arrivants d’utiliser le RAW? Est-ce par méconnaissance ? parce que leur appareil ne permet pas le RAW? parce que ce format demande une conversion pour être exploité? Quant aux anciens, il n’est pas nécessaire de prêcher des convertis. Ces derniers ainsi que Manu et Jacques en sont des inconditionnels.
Signalons qu’avec un peu d’expérience, on peut constater que différents procédés pour manipuler certains fichiers aboutissent à un résultat sensiblement pareil. Il appartiendra au photographe d’appliquer le moyen le plus rapide, le plus simple, le plus efficace pour obtenir le résultat escompté.
Comme illustration à ce préambule, Manu nous passe une photo couleur d’un gorille dont il corrige les zones trop claires, trop foncées, améliore les paramètres de la balance des blancs, pousse la netteté, applique une réduction du bruit, élimine les défauts d’objectifs, repère les zones brulées, et la liste s’allonge.
L’étape suivante est la conversion de la photo couleur en blanc et noir. Le gorille subit une nouvelle série de modifications : correction des zones claires ou sombres, densité+ ou densité –. Pour une bonne perception des détails, la tête simiesque est fortement agrandie.
Manu procède encore de même avec une photo de fillette: couleur—->blanc et noir—>blanc et noir corrigé. Ici, un nouvel outil entre en action: l’emploi des couches de couleur RVB. L’on se demande si notre graphiste applique le même procédé pour toutes ses photos ou si, dans le cas présent, c’est pour le besoin de son exposé ?
En complément à la soirée, Peter nous projette un DVD qui porte sur « Les primitifs de la photographie ». Un document historique qui nous raconte combien nos pionniers de la photo ont dû réaliser des prouesses d’inventivité car ils partaient de zéro. Il leur fallait fabriquer les appareils et le matériel sensible. Avant d’être photographe, ils étaient mécaniciens, opticiens, chimistes, pour finalement obtenir le merveilleux matériel que nous possédons aujourd’hui.

Réunion du 22-05-2017.

Au club, pour briser le carcan des sempiternelles projections d’images, les membres, en concertation, décident de passer à une tout autre activité: les portraits de personnages, de groupes et même de mariages.
L’étude se répartit en une description de prises de vues et ensuite, une manipulation et retouches de celles-ci.
Pour mener l’opération à bien, il nous faut un opérateur qui possède déjà une longue expérience en la matière. Pascal est l’homme tout indiqué.
Il débute par les photos de mariage. Celles des mariés tout d’abord et ensuite entourés du groupe d’invités. Il faut veiller particulièrement aux habits: est-ce-que ces habits ne reflètent pas des taches parasites?, certains plis indésirables n’apparaissent-ils pas?. Attention aussi à la position des mariés. Une mauvaise tenue d’un bras, d’une jambe, du tronc, de la tête peut devenir néfaste. Enfin et surtout, la tête et le visage. Aucune imperfection ne peut apparaître: une ride, un petit bouton, une tache de rousseur, tout cela doit disparaître. Comme tous les regards sont portés sur la mariée, il faut que celle-ci soit impeccable. Enfin, c’est ici que le photographe devra faire preuve de tout son art
Il s’efforcera d’obtenir des nouveaux époux, un visage radieux, reflétant le bonheur et la joie. Il faut qu’ils montrent d’indéfectibles attachements, qu’ils expriment la sensibilité et l’émotion, que leurs regards qui se rencontrent en disent long.
Gardons toujours en tête que pour les mariés, c’est le plus beau jour de leur vie. Il faut donc que leurs photos soient les plus belles de leur collection..
Passons ensuite aux photos des mariés au milieu des invités. Veillez à ce que les gens ne se rangent pas en ligne droite. Avec une mise au point au centre de la photo et une zone de profondeur de champ insuffisante, les invités placés aux extrémités du groupe risquent d’être flous. Adoptez plutôt une disposition en arc de cercle.
Dans une photo de groupe, bien de points cités plus haut pourront être d’application. Habillement, position, disposition entre les uns et les autres , tout sera impeccable. Veillez à ce que certaines imperfections physiques du visage soient camouflées Songeons au nez épaté, en trompette, les oreilles décollées, la dentition défectueuse, le double menton ou en galoche.
Comme illustration à tout cet arsenal de prescriptions, nous passons à la photographie du groupe de membres. Nous réalisons ainsi plusieurs clichés en procédant à un échange d’opérateurs. Toujours prendre plusieurs clichés au cas où un de ceux-ci se montre défaillant. Dernière recommandation : préparez les réglages de l’appareil avant de se concentrer sur le sujet.
Le choix d’un arrière plan approprié peut s’avérer intéressant: verdure, lac, monument, etc.
Pour la dernière partie de la séance, nous faisons appel à Manu, Yves, Erik. Ces trois membres, les mieux formés aux manipulations et retouches de photos, nous livrent leur façon d’opérer. Les instruments utilisés seront les photoshop CS2 et CS6. Manu, quant à lui, utilise aussi d’autres logiciels de retouche en fonction du sujet et du résultat recherché.
Nous passons en revue les outils niveaux, les courbes, la luminosité, le contraste, la teinte, la saturation des couleurs, les tons foncés, les tons clairs, le recadrage, l’outil correcteur, la gomme, la brosse, etc.
Il est conseillé de prendre une photo en couleur, de la transposer en blancs et noir, de la passer en différentes dominantes et d’examiner l’effet produit. Pour passer de la couleur au blanc et noir , différents procédés sont à notre disposition: la désaturation, l’emploi des couches RVB, les outils virages, Au photographe de choisir.
Constatons que la soirée a été chargée mais agréable et constructive.

Réunion du 15-05-2017.

Nous poursuivons nos projections par celle d’Henri. Les floralies du château de Grand Bigard se révèlent être un sujet photographique ingrat. Il faut s’en remettre aux compositions florales des architectes de jardin ce qui ne satisfait pas toujours les photographes. On voit des ensembles de parterres de fleurs dessinant des figures bien étudiées. De ci delà, des vues d’un étang aux multiples reflets brisent la monotonie. Pour égayer le caractère floral de l’exposition, un groupe de comédiens costumés en habits vénitiens nous prêtent leur concours. Les chutes du Niagara et le « carnaval » de Venise sont les deux sujets les plus photographiés au monde. Mais pour les photographes, dont je suis, qui n’ont pas encore pu faire un saut jusqu’à Venise, c’était l’occasion rêvée de compléter leur collection de photos.
Chuy Chay Huynh, quant à lui, a fait abstraction du caractère documentaire cité plus haut et s’est concentré sur l’étude de fleurs prises isolément. On retrouve ce problème dérangeant où il est impossible de disposer une seule fleur au milieu d’un ensemble pour obtenir une bonne composition. Mais nous connaissons les qualités de notre artiste qui s’en tire au mieux.
André Cr possède encore quelques images des floralies mais attire notre attention sur une queue de cheval. Il en a fait tout le tour et l’a prise sous tous les angles. Si l’on n’apercevrait pas de temps à autre la croupe de l’animal, on se demanderait de quel objet mystérieux il s’agirait?
Les photos nature ont toujours la prédilection chez Monique. Elle nous montre ses dernières créations interprétées avec bonheur. Citons des vues de fleurs, d’arbres, de canards, de ruisseaux, de reflets, éléments qui constituent un ensemble champêtre.
Erik Verelst se livre à quelques expériences photographiques. Il part d’une image dont la moitié inférieure est bleue et représente des vagues (on suppose), tandis que la parie supérieure, très claire, ne révèle aucun détail. Il manipule ensuite l’image de mille et une façons à l’aide de caméra RAW et de photoshop. Il procède ensuite de même avec un paysage de neige. Un moyen de montrer ce qu’il est possible d’obtenir avec une seule image.
S’il est un clou sur lequel il faudrait encore taper, c’est celui de la balance des blancs. Notre autre Eric (Verstraeten) semble bien utiliser cette fonction de façon erronnnée et de s’en servir à régler l’intensité des blancs. Il s’ensuit une discussion où une poule ne retrouverait pas ses poussins. Pour rectifier le tir, une leçon de physique de la lumière viendrait bien à propos.
La balance des blancs fait référence au concept de la température des couleurs exprimée en degrés Kelvin. Son réglage doit se faire sur la température des couleurs correspondant au type de lumière de la photo. Cette balance des blancs s’apparente en photographie argentique au choix d’une émulsion lumière du jour ou lumière artificielle et à l’usage de filtres de température de couleur.

Réunion du 08-05-2017.

Comme prévu, soirée totalement occupée par la projection d’images, qu’elles soient sur clé ou sur DVD.
Joseph débute par une longue série de photos où l’on saute du coq à l’âne. Nous en extrayons quelques unes en commençant par le nouvel an chinois puis: la basilique de Koekelberg, un artiste peintre dans la campagne, des joueurs d’échecs dans la rue, une gare de la SNCB, un sous-bois en Irlande, un coucher de soleil en mer dans la même région, une tortue, une oie, des jeunes moutons blancs, encore un coucher de soleil mais à caractère exotique, une chat tout blanc, et last but not least : l’incontournable bois de Hal.
Joseph interroge l’honorable assemblée pour savoir comment rendre dans l’une de ses photos, l’avant plan net, le plan moyen net et l’arrière plan flou. Trois moyens s’offrent à nous: jouer sur le diaphragme, choisir un objectif à longue focale, faire une mise au point sur l’avant plan en jouant sur la profondeur de champ de façon à ce que le plan moyen soit encore dans la zone de netteté. Mais comme Joseph ne possède qu’un appareil équipé d’un objectif mono focal qui ouvre à F/3.5, ses possibilités sont limitées.
Nous voyons les premières images de notre escapade au Grand Bigard. André Crollaer a sélectionné un groupe de figurants costumés et masqués selon la tradition vénitienne.
A l’avenir, il faudra se rappeler que Peter prend l’habitude de nous présenter des photos bizarroïdes dont les effets insolites résultent de l’emploi de filtres incorporés dans son appareil. En abusant de ce système, on risque de perdre son esprit de créativité. En effet, ce n’est plus le photographe qui est maitre de sa photo mais la machine.
Des images sur clé, nous passons aux images sur DVD. Peter a découvert une collection documentaire de DVD consacrée aux grands courants photographiques et intitulée « Photo Intégrale ». Nous en voyons déjà le premier exemplaire d’un coffret de trois qui traite de photos surréalistes. Une vidéo d’images avec commentaires parlés et accompagnement musical. Nous sommes quand même surpris par ce que les anciens photographes pouvaient réaliser. Tous les moyens étaient mis à profit pour fabriquer des images surréalistes: découpages, collages, assemblages, superpositions, déformations, négatifs, trucages, etc .N’oublions pas que ces artistes n’avaient que leurs mains, quelques accessoires et le film argentique pour nous plonger dans ce monde surréaliste
Peter désire également poser une question à la respectable assemblée. Une de ses photos représente un groupe de gens dont une personne est habillée en vêtements très clairs et tous les autres en vêtements foncés. La question est: comment obtenir une photo correctement exposée?
Je ne vais pas m’étendre ici sur ce problème, ce serait trop long. Mais signalons qu’à l’époque de l’argentique, réaliser une photo correcte d’un couple de jeunes mariés où la mariée était vêtue tout de blanc et le marié portait un costume pingouin tout noir, représentait un véritable tour de force. L’avènement de la photo numérique à considérablement facilité notre travail grâce aux fichiers traités en RAW et l’emploi de logiciels de retouche.
Jacques ne manquera pas de développer prochainement la question des fondamentaux plus en détail.
Le club « Perfect Ganshoren » a fait appel à Chuy Chay Huynh pour sélectionner cinq photos parmi celles présentées par leurs membres au concours interne. Nos membres sont également invités à participer à cette sélection et il s’ensuit une avalanche de suggestions et de critiques où chacun met son inévitable grain de sel.

Réunion du 24-04-2017.

Au club, l’interruption pascale fut mise à profit pour organiser une sortie. Erik Verelst nous emmena visiter les floralies au château de Grand-Bigard. Vaste domaine où les spécialistes de l’art floral pouvaient donner libre cours à leur imagination . Le château même apportait un soutien au décor de parterres multicolores.
A l’entrée du parc, nos membres présents trépignèrent d’impatience, dégainèrent leur appareil photo et se dispersèrent aux quatre coins de l’exposition. Et l’on entendit bientôt le crépitement de leurs obturateurs.
Cerise sur le gâteau, les organisateurs avaient prévu un défilé de figurants costumés et masqués à la mode de Venise. Avec le château en toile de fond, le spectacle fut éblouissant. Si les images de masques de Venise sont trop souvent rabâchés, chaque photographe peut se réserver le droit d’en mettre quelques unes dans sa collection. Dans le cas présent, nous serions curieux de voir comment nos participants auront interprété les images.
Remercions Erik Verelst pour son heureuse initiative et pour avoir pris le groupe de participants sous son aile.
Peter nous réserve toujours une petite surprise. Cette fois-ci, il nous montre une photo de l’Albertine. La particularité de l’image est qu’elle est frappée d’un cachet très spécial résultant de l’intervention de filtres incorporés dans l’appareil. Avis aux photographes qui ont Photoshop en aversion!
A l’instar d’André Baise, Jacques a pris quelques photos au cimetière de Bracquegnies. Certaines tombes d’enfants, aux décorations circonstanciées, soulèvent l’émotion.
Sébastien Fayard se distingue par une longue série de photos humoristiques. L’auteur, gai luron s’il en est, s’est creusé la cervelle pour monter des scènes plus désopilantes les unes que les autres. Il y fait largement usage de calembours dont l’effet est réussi.
Joseph a dégoté quelque part une réunion de vieux messieurs tous coiffés de canotiers. Mais le plus amusant est qu’ils sont tous moustachus. Et quelles moustaches: des longues, des courtes, des rondes, des pointues, des accroche-cœurs, des anglaise, des turques, des gauloises. C’est tout juste si elles ne sortent pas du cadre de la photo.

Réunion du 03-04-2017.

En ce début de vacances de Pâques, les garderies d’élèves occupent dans la journée la grande salle 208 et pour ce faire, ont disposé les tables et les chaises à leur convenance. Ils se sont même offert un téléviseur et des matelas afin de profiter pleinement de distraction et de repos.
Nous n’allions pas déranger leur installation qui servira encore plusieurs jours et nous nous sommes contentés de la petite salle.
Les activités de nos membres sont laissées à leurs bons soins. Donc, pour meubler la soirée, André B. nous projette ses dernières images : lunettes, branches couvertes d’hamamélis, une statuette métallique d’un pigeon, un ensemble de photos prises au cimetière de Bracquegnies.
Au carnaval de Binche, Jacques nous montre qu’il est possible d’éviter les images conventionnelles de carnaval avec une série de trois gilles dans toutes les attitudes, positions et mouvements. Intéressant et surprenant.
Avec son riche passé de fréquentation de clubs photographiques, Jacques dispose de quoi nous raconter les péripéties vécues avec des photographes farfelus qui sortent du lot.
De sa collection, notre animateur fait tourner une vingtaine de photos autour des tables. Des images qui datent, d’excellente facture, en blanc et noir, tirées en numérique à partir de photos argentiques. Images prises dans Bruxelles à une époque révolue. On voit des scènes de rues, de ruelles, d’impasses ; des ivrognes couchés sur le sol, des habitants de ces quartiers miséreux vacant à leurs occupations ou assis sur le pas de leur porte Sur leurs visages, on peut lire des expressions de peine et de tristesse. Une image insolite et confuse où l’on voit un groupe d’ouvriers portant une énorme vitre dans la rue. L’on se demande si les hommes sont répartis des deux côtés de la vitre ou s’il s’agit de réflexions dans la glace ? Nous voyons encore des photos de moto cross mais pas de la vitesse; un groupe de motards ayant chuté dans une grande flaque de boue en sort recouvert de la tête aux pieds. Scène curieuse et amusante.

Réunion du 27-03-2017.

Aujourd’hui, séance en roue libre.
Peter a dégoté quelque part un appareil de studio, format 13×18, des années 1900. Il nous en montre la photographie et apparemment , l’instrument est en parfait état de conservation, très peu servi, pratiquement neuf. Il nous apporte le châssis à plaques, façonné en bois teinté et laqué, que nous pouvons caresser et admirer le soin avec lequel l’accessoire a été fabriqué. Cela date d’une époque où l’artisan construisait des pièces avec amour et en y mettant le temps nécessaire. Quel contraste avec tout ce que l’on fabrique aujourd’hui où tout n’est que rendement et bénéfices. Sur l’appareil en question, le fabricant s’est même payé le luxe de monter un objectif à décentrement , (un Rodenstock, SVP ). Il ne restera plus à Peter, que de trouver du matériel sensible pour nous montrer ce que son appareil, digne de figurer dans un musée, a dans le ventre.
Certains de nos membres ont leurs petits secrets pour reproduire des images remarquables découvertes sur internet, dans des revues ou des livres de photos. C’est ainsi qu’Yves nous fait voir des images nocturnes fortement éclairées et traversées de lignes fuyantes éclaboussées de lumière. Nous sentons déjà une propension à produire des photos « Light painting ».
Jacques, en plus de photographier les sujets qu’il aime, se fait aussi un plaisir de collectionner des photos venues de tous les horizons. Cette foi-ci, ce sont un quinzaine d’images réalisées par la l’un de ses collègues de travail, photographe de presse au journal  » Le Soir », décédé en novembre 2016. Ces images qui lui ont été offertes par la fille du photographe, représentent des scènes de rue, des scènes d’intérieurs, des portraits, prises dans le quartier des Marolles. Elles nous reportent à une époque où les gens vivaient dans des taudis, conditions proches de la misère. Jacques nous raconte quelques anecdotes piquantes relatives à des jours qui ont connu des reliquats de ces mœurs. Aujourd’hui,, le quartier des Marolles s’est muté en grande partie en un centre de brocanteurs.
Bouleversant pour qui n’y a plus mis les pieds depuis longtemps.

Réunion du 20-03-2017.

Notre équipe de remuants photographes décide de faire une incursion dans le monde de la « Light painting » , (en bon français: peinture à la lumière). Ce procédé tend à prendre de l’extension dans certaines couches de photographes, mais de quoi s’agit-il ?
Pour éclairer notre lanterne, c’est une technique de prise de vue photographique consistant à déplacer une source de lumière ou en bougeant l’appareil photo en utilisant un temps d’exposition long dans un environnement sombre. La photographie ainsi obtenue révèle toutes les traces lumineuses dues soit à l’exposition directe du capteur à la source lumineuse soit aux objets éclairés. Le procédé consiste à faire intervenir une ou plusieurs sources de lumière tenues à la main (lampes de poche, lasers) dans une scène photographiée avec un temps de pose supérieur à 1 seconde.
La lumière peut être :
a) dirigée vers l’objectif: le résultat ressemble à une photo classique sur laquelle on aurait peint des traits lumineux.
b) dirigée vers le sujet: la photo est ainsi éclairée par endroits et sombre à d’autres.
La mise en pratique de cette technique requiert un appareil photo disposant d’un temps de pose d’au moins 1 seconde et de plusieurs minutes pour des scènes évoluées. Cette pratique a gagné en popularité avec l’avènement de la photographie numérique parce que le photographe peut contrôler immédiatement le résultat de ses prises de vues. Ajoutons que les combinaisons et les possibilités sont infinies, que le photographe peut donner libre cours à son imagination.
Peter paraît le plus intéressé d’entre-nous. Il nous montre ses premiers essais qui sont des ensembles de traits lumineux concentriques décentrés (informations techniques: pose de 20 secondes, F/22, exposition manuelle, lampe à faisceau étroit). Il nous montre ensuite un grand nombre d’images extraites du livre « Trick Photography » et passées sur notre écran.
Peter revient les pieds sur terre avec des images de statuettes sculptées par Picasso (Musée du Louvre) et du défilé à l’occasion du nouvel-an chinois.
André B. se propose d’analyser deux images dues à Pascal. Il s’agit d’un garçonnet et d’une fillette situées dans un environnement boisé. André semble affectionner ce genre d’exercice et pour sûr, de s’y adonner encore par la suite.
Finalement, Yves nous met une série d’images sur la table qui pour le moins nous laissent perplexes. Ce sont des photos inédites de chiens traitées à la façon aquarelle.
Les peintures à l’aquarelle (aussi dites à l’eau) que tout le monde a pratiqué sur les bancs de l’école primaire, se reconnaissent aux tons doux, palots, délavés ( forcement puisque les pigments sont dissous dans de l’eau ). C’est pourquoi la peinture aquarelle connaît peu de succès et est considérée comme un art mineur.
Yves est parvenu à contourner ces lacunes en peignant un sujet à l’aquarelle, en photographiant. le tableau, et en appliquant à ce dernier le punch qui lui manquait. Comment ? vous l’aurez deviné. En ayant recours à photoshop. On obtient finalement une reproduction photographique d’une peinture aquarelle avec en plus, le contraste et la saturation des couleurs qui faisaient défaut. L’effet est saisissant.
Yves aurait avantage, en plus de photos de chiens, à étendre son procédé à de beaux paysages.

Réunion du 13-03-2017.

Nous débutons par une projection des nouvelles images de Jacques. Dans cet ensemble de photos, il y a comme dans les fromages belges, un peu de tout. Du blanc et noir, de la couleur, des portraits, des paysages, des architectures.
Yves nous montre quelques beaux portraits, sujets qui ont toujours la côte auprès de nos photographes. On remarque de suite que notre portraitiste n’en est pas à ses premiers essais.
Apparaît ensuite une chanteuse sur scène, photographiée sous tous les angles et habillée de couleur rouge vif sur les bras et le corps. Un travail de Pascal Kamole, un champion de la photographie de spectacle.
Jacques nous propose un exposé sur une des techniques anciennes: l’oléo bromure. Mais qu’est-ce-que le procédé oléo bromure (ou bromoïl)? Ce procédé se base sur le rejet bien connu en lithographie, des matières grasses par une surface gorgée d’eau. Elle est tirée sur un papier bromure aux sels d’argent selon le traitement classique (révélateur, bain d’arrêt, fixage et lavage). Elle est ensuite blanchie et tannée chimiquement, trempée dans de l’eau tiède pour faire gonfler l’émulsion. Les parties claires absorbent l’eau en plus grandes quantités que les parties noires. Le surplus d’eau est éliminé et une encre grasse est appliquée au pinceau. Cette encre est absorbée là où la gélatine a été tannée et rejetée là où la gélatine s’est gonflée d’eau. De cette façon, l’image argentique est graduellement remplacée par l’encre résultant de l’application judicieuse de plusieurs couches d’encre de différentes consistances et en travaillant sélectivement certaines parties de l’image. Remarquons que ces épreuves se prêtent très bien à des virages.
Jacques nous passe une vidéo sur la description du procédé. Il se fait qu’un de nos anciens membres s’est livré à la pratique de l’oléo bromure et a cédé une quinzaine d’épreuves à Jacques. Comme illustration de son exposé, ce dernier les accroche à la cimaise, le meilleur moyen d’apaiser notre curiosité.
En complément au bromoïl, Manu, féru  de techniques anciennes, nous montre quelques échantillons de ses cyanotypes.
Comme conclusion, notre animateur nous fait remarquer que ces techniques en vigueur à la deuxième moitié du  XIXe s., ensuite abandonnées avec l’avènement de l’argentique et du numérique, attirent toujours un certain nombre d’adeptes.et méritent bien leur place parmi toutes les formes artistiques.

Réunion du 06-03-2017.

A la demande d’un membre, Jacques nous dévoile de mode d’organisation des différentes associations de gilles de la région du Centre. Les non initiés que nous sommes pour la plupart ne se doutent pas qu’il puisse y avoir des différences du point de vue du calendrier, de costumes, d’itinéraires, de repos, d’arrosage au champagne, et bien d’autres choses. Un coin du voile est ainsi soulevé.
Yves nous montre ses dernières images où nous remarquons quelques bons clichés: personnages dans un brouillard où Jacques procède à quelques essais de variation de lumière centrale; un couple assis sur un banc où le rouge et le bleu créent l’harmonie entre les habits et l’environnement; un chat noir déambulant sur une muraille; Yves épingle une punaise où il serait bon de consulter Monique, spécialiste en insectes et que nous saluons au passage en lui souhaitant un prompt rétablissement.
Peter nous fait voir une dizaine d’images prises au  » Bright Festival Brussels. » Vues nocturnes avec un éclatement de générateurs d’étincelles.
Nous sommes toujours en période carnavalesque et Joseph Hong nous montre à présent des participants du dimanche gras à Binche habillés en costumes de fantaisie, tous différents, crées pour eux et tenu secret jusqu’à la dernière minute.
La dernière activité du soir consiste à analyser par André B, deux images fournies par Yves.
La première photo choisie représente la cour de  » l’Hôtel de Jacques Cœur  » à Bourges. La deuxième , une voiture rouge sur une route ayant comme arrière plan, une colline boisée dévastée par un incendie. André se livre alors à une analyse de cette curieuse architecture où s’entremêlent des constructions horizontales, verticales, inclinées, entrecoupées d’escaliers et d’œils-de-bœuf. Pour briser l’austérité de ces masses de pierre grise, deux personnages occupent une place centrale disposée au tiers inférieur de l’image. La deuxième photo déclenche une certaine perplexité chez notre analyste car nous nous trouvons devant un paysage de désolation où dominent une masse de troncs d’arbres calcinés. On pourrait se poser la question de savoir à quel endroit cette photo a été prise. Vu le bon état de la route, la présence d’une voiture sportive rouge, l’étendue des cendres à l’arrière plan, ces trois éléments donneraient à penser que nous sommes en Corse.
André B. se sent parfaitement à l’aise dans ce genre d’exercice.

Réunion du 20-02-2017.

En vue de la rentrée des photos pour le concours FCP., les membres répondent massivement à l’appel de notre secrétaire. Au total 59 photos présentées, 21 monochromes et 38 papier couleur. Le jury aura du pain sur la planche et pourvu qu’il fasse le bon choix. Participent au concours, Erik Verelst, Micheline, Chuy Chay Huynh, Hong Joseph, André B.,Jacques, Monique, Yves, Henri, Pascal, Eric Verstraeten.
Les images présentées comportent une grande diversité de sujets. On retrouve des paysages, des architectures, des portraits, des groupes, de l’humain, des enfants, des insectes , des fleurs.
On découvre même quelques tentatives de  » high key  » où leurs auteurs font mine d’innover une nouvelle technique.
Une mention spéciale pour Pascal: il maîtrise parfaitement ses portraits de chanteurs et de musiciens. Peut-être nous emmènera-il un jour à une de ces représentations de gospel? Nos appareils photos pourraient alors se mettre à chauffer.
Manu, quant à lui, se spécialise en cyanotypie. Sa photo de poissons est remarquable et démontre qu’il est possible de réaliser des images artistiques à l’aide de techniques anciennes.
Comme la période des carnavals approche, Jacques nous projette un reportage consacré aux gilles, non pas habillés en costume traditionnel mais de fantaisie, un aspect de ce folklore trop peu connu par le grand public.
Nous voyons encore quelques photos d’Emile Gits et de ses élèves. Des images uniques dont on ne se lassera jamais.

Réunion du 13-02-2017.

Jacques est l’heureux possesseur d’une photothèque considérable. Cette fois-ci, il nous montre une série d’images hors pair récoltées non plus d’anciens membres du club mais d’amateurs de photos venus de tous horizons.
A la vue de ces images, on reste pantois. Et on se pose immanquablement la question: comment devient-on un photographe de haut niveau? Chacun en aura bien sa petite idée mais si l’on n’ est pas né sous la bonne étoile, on ira grossir les rangs des photographes ordinaires. Que ces derniers ne se chagrinent pas, la photographie leur procurera quand même beaucoup de satisfactions.
La présentation de la photo joue un rôle important dans sa mise en valeur. C’est pourquoi il est nécessaire d’y apporter beaucoup d’attention. A cet effet, Jacques nous parle de méthodes de travail: les sortes de cartons passe-partout, du collage des photos, des types colles, du positionnement des photos, des liserés.
Le principal fournisseur de matériel d’encadrement est la maison « Schleiper, ch. de Charleroi, Ixelles ». Leur choix est très important, leurs prix, imbattables pour les mêmes marques de produits.
Pour le collage des photos sur leur carton, il existe plusieurs moyens: la colle « Patex » à étendre à la brosse ou à l’aide d’une spatule; les bandes adhésives, aussi sous forme de petits carrés; de distributeurs de bandes; de la colle en spray. L’écueil à éviter est un placement légèrement en travers de la photo. Un positionnement des photos ayant fait ses preuves sur le plan esthétique est le suivant: faire coïncider le haut du carton et le haut de la photo; mesurer la distance du bas du carton au bas de la photo; diviser cette distance par 5; la distance du haut de la photo au bord supérieur du carton sera égale aux 2/5; la distance du bas de la photo au bas du carton, 3/5. La photo sera donc légèrement décentrée sur le carton, ce qui est plus favorable à l’aspect esthétique plutôt que de positionner la photo au centre.
La largeur choisie du liseré sera de 2 mm Cette mesure imite la largeur obtenue avec les liserés biseautés. Le nec plus ultra des liserés sera évidemment le biseauté. Ce système, insurpassable sur le plan esthétique exigera plus de travail et entraînera plus de frais. Le biseautage pourra se faire soit à la main, à l’aide d’appareils, par l’encadreur professionnel.
Terminons par quelques images d’Eric Verstraeten montrant des portraits de femmes habillées de vêtements et de chapeaux d’un rouge éclatant. Jacques tente quelques améliorations par des découpes. Revient sur le tapis, ce sempiternel défaut de  » couleurs non imprimables » que Photoshop prend un malin plaisir de faire miroiter devant nos yeux. Jacques dispose quand même d’un moyen pour mettre ce trouble fête hors d’état de nuire.

Réunion du 06-02-2017.

Nous débutons par différents procédés pour confectionner les bords des photos. Jacques explique aux membres demandeurs comment faire, quant aux débrouillards, les manipulations ne présentent pas de difficultés pour eux.
Le nouvel-an chinois étant encore dans tous les esprits, Peter projette les images montrant sa façon de voir les festivités.
Nous préparons déjà la rentrée des photos pour le concours FCP. A cet effet, Yves nous passe quatre images de genres divers; Manu, une série d’images de chevaux et de débardage; Henri, quatre photos formant une série d’école de pâtisserie visitée par un groupe d’enfants.
Jacques projette des images présentant le lieu où il a photographié l’arbre (manipulé), vu lundi dernier. Notre mentor, soucieux de diversifier nos activités, a sorti de sa collection privée, des photos réalisées par nos très anciens membres (et d’autres photographes). Il va sans dire que ce sont des images triées sur le volet et dont celles d’ Emile Gits se distinguent spécialement.. Un aperçu de ce que savaient faire ces pionniers avec leurs doigts et avec leur tête, à une époque où n’existait pas encore la magie du numérique.
Avec Chuy Chay Huynh, c’est toujours un plaisir de voir ses images. On ne s’en lassera jamais.
Au club, nous sommes entrés dans une période où il sera beaucoup question d’analyses de photos. C’st un sujet très peu abordé dans les associations d’amateurs et lorsque l’on s’y attarde ce sera pour parler de la forme de l’image et non du fond. Pour prendre le sujet à bras le corps, Jacques a dressé un plan concernant tous les chapitres à développer.
Aujourd’hui, nous pouvons déjà envisager la présentation d’une photo: L’image proprement dite, son format, sa couleur, le papier employé, la bordure, le format du support, sa couleur, le cadre L’image sera entourée d’un bord mesurant 2 mm.de large. Le choix de cette mesure est dicté par l’imitation de l’aspect du chanfrein réalisé dans un carton.
Pour l’analyse d’une photo, il sera tenu compte de la catégorie dans laquelle on la situe. Les critères de classement seront différents selon qu’il s’agisse d’un reportage, d’un document, d’une œuvre esthétique, etc.
Pour terminer la soirée, Jacques se charge d’analyser quatre photos choisies par Peter. Nous retenons la dernière photo qui constitue un piège, sinon un casse-tête pour Jacques et les membres. Les plus perspicaces d’entre eux finiront par débrouiller ce sujet épineux.

Réunion du 30-01-2017.

Suite à la discussion du lundi 23 concernant le choix de la couleur des cartons, Peter tient à montrer quelques exemples de ses photos sur carton, justifiant ainsi son choix de couleur. Devant des avis très divergents, que faut-t-il en conclure ? Que chacun utilise son choix de couleur préféré ?
Dimanche passé, les Chinois de Belgique fêtaient leur passage à l’an neuf. Forts attachés à leurs traditions, les festivités se déroulèrent avec faste. Ils employèrent les grands moyens avec cortèges, danses, musique, mascarades et le dragon de service. Il va sans dire que cet ensemble fort coloré attira beaucoup de monde.
C’est évidemment l’occasion aux photographes de tous bords de sortir leurs appareils. Le Brussels Miroir envoya une délégation sur place pour immortaliser les évènements.
Nous voyons les images de Micheline : surtout des portraits de femmes et d’ enfants pris sous toutes les coutures.
Nous sommes ensuite ensevelis par une avalanche de photos dont Luc se réserve la spécialité. Notre reporter s’y retrouve comme un poisson dans l’eau. J’ignore si c’est l’année du « poisson chinois », mais il fait abondamment usage du fisheye.
Parmi toutes ces festivités folkloriques haut en couleurs nous avons droit à l’apparition du bourgmestre Yvan Mayeur et de l’ambassadeur de Chine au balcon de l’Hôtel de Ville.
Manu nous fait de temps en temps un petit bonjour et cette fois-ci il nous montre une série de photos de petit format carré où nous sélectionnons deux séries de trois photos aptes à affronter un jury de concours.
Dans le cadre de l’application de notre nouveau programme, Jacques nous fait voir une seule photo. C’est un arbre isolé baignant dans un amas de nuages tourmentés. Connaissant Jacques, l’arbre et son entourage avaient subi pas mal de modifications génétiques.
Au programme, était prévu une présentation de photos réalisées et commentées par Roxana. Nous avons bien reçu ses images mais son intervention s’arrêta là. Ce ne sera qu’une partie remise.
Etait également prévu, une analyse de ses images par Jacques Kevers, ancien membre du club, photographe expérimenté, diplômé des plus grandes écoles belges et étrangères. Ce dernier s’acquitta magistralement du travail demandé et rédigea un texte circonstancié, pertinent sur les impressions engendrées par les dix photos. Jacques B. se chargea de la lecture des analyses. Soulignons que les images de Roxana tranchent résolument avec ce que l’on a l’habitude de voir au club, de par leur originalité, leur témérité, leur créativité. Attendons de voir la suite de sa production avant de se prononcer.
Reste encore à Peter d’analyser quatre photos et à Jacques de reprendre les analyses.

Réunion du 23-01-2017.

S’il existe un problème récurrent au club, c’est bien celui du choix de la teinte des cartons passe-partout. Les avis se partagent entre cartons noirs et cartons blancs ou même de couleur fantaisiste. Si par le passé, les cartons noirs dominaient, actuellement, les cartons blancs sont de plus en plus employés. Dans les grandes expositions nationales et internationales, dans les salons des grands maîtres photographes, le blanc l’emporte. Les deux clans avancent leurs arguments mais ne vaudrait-il pas mieux de se plier à la tendance nouvelle ? Enfin, il est une loi qui veut qu’il ne faut absolument pas déroger à la nécessité d’utiliser des cartons de même couleur lors d’une exposition, sous peine de briser l’harmonie et de nuire à l’esthétique de l’ensemble.
Chez nous, une nouvelle activité est d’application, qui consiste à analyser les images des membres. Nous débutons par des photos d’Yves et de Luc : une importante série d’images d’arts martiaux, de danses, de portraits, d’art oriental. Les photos de Luc se distinguent par une recherche d’angles de prise de vues insolites.
Jacques nous repasse l’image d’une végétation givrée et y apporte quelques corrections pour accentuer l’attrait ver le centre de la photo. Défilent ensuite quelques photos primées aux anciens concours FCP. De quoi aiguillonner notre inspiration.
Laetitia est la première présentatrice d’images destinées à être analysées et commentées par elle-même et ensuite par les membres.
Nous voyons le portrait d’un oriental coiffé d’un chapeau conique, d’un caucasien regardant vers le haut; un escalier envahissant surmonté de deux ombres; le sommet d’un temple bouddhiste. Ces images se manifestent par des contrastes de lumières violentes, caractéristiques qui se retrouvent dans toutes ses photos en général. Peter se porte candidat pour les analyser et Pascal se fait un plaisir de reprendre tout ce qui touche au portrait.
L’assemblée des membres dispose également de la possibilité d’émettre des avis. Attendons la suite des prochaines séances pour apprécier ou non la nouvelle activité.

Réunion du 16-01-2017.

Avant toute chose, nous avons le plaisir d’accueillir deux jeunes dames qui viennent prendre des informations concernant notre association, espérant qu’elles aient apprécié la séance.
En ce début d’année, nous reprenons le collier avec une bande de gais lurons. C’est que les actions du Brussels Miroir sont en hausse.
Erik propose une nouvelle activité qui consiste à faire analyser des photos par deux volontaires et ce, avec une fréquence de séance à raison d’une par mois. Le but à atteindre et le mode opératoire ne sont pas encore clairs dans les esprits mais nous mettrons les choses au point très prochainement.
Les images sur clé connaissent toujours la faveur des membres et nous poursuivons par deux images d’André B. La première représente une feuille morte, toute recroquevillée, recouverte d’une fine couche de neige ou de givre, posée sur un banc de pierre A l’arrière plan, des murets se dressent en oblique. Trois images sont prises avec des tons différents dont la première, d’un blanc pur, est sélectionnée. Une deuxième de ton bleuâtre et la troisième, jaunâtre, ne reflètent pas la réalité. Un deuxième sujet nous montre une disposition de fleurs et de feuilles en faïence, une des pièces maîtresses des usines Royal Boch. Ces images gagneraient à être améliorées par une rectification de la composition, ce dont se charge Jacques et quelques membres.
A titre d’exercice, Jacques nous montre également un ensemble de fleurs et de feuilles fort coloré. L’attrait de la photo réside dans la couche de givre qui recouvre les plantes. Jacques incite les membres à analyser l’image, ce qui ne va pas sans mal.
Pour ce différencier des images sur clé USB, il nous propose également une photo noir et blanc, montée sur carton et dont le sujet est un groupe d’enfants malgaches.
Peter n’a pas fini de nous surprendre. Il tient à commenter et développer ses photos représentant des œuvres de Salvador Dali et de Pablo Picasso. Reconnaissons que pour quelqu’un dont le français n’est pas la langue maternelle, il se tire fort bien d’affaire. Reconnaissons surtout les énormes progrès réalisés depuis son arrivée au club. Au début, c’était un photographe qui travaillait d’une façon décousue et désordonnée. Il a finalement assimilé les règles principales que tout bon photographe se doit de respecter.
Deuxième surprise de Peter : En ce premier janvier, il prend la résolution de faire une photo par jour, sans faillir jusqu’en 2018. Il travaillera avec acharnement et persévérance selon un thème choisi par lui. On sait ce qu’il advient des bonnes résolutions de début d’année: au départ, c’est tout feu tout flammes; par la suite elles seront jetées aux orties. Encourageons Peter de ne pas lâcher la bride, de tenir bon jusqu’au bout. Il peut compter sur notre appui. Nous aimerions aussi voir l’avancement de ses travaux et l’évolution de ses progrès. Le succès sera au rendez-vous, la joie aussi. Peter ! Bon courage !
Comme partie technique, Jacques nous parle du choix de sensibilité à utiliser lors d’une prise de vue. Ce choix jette encore le trouble dans l’esprit de certains membres et faute de mieux, sera fixé au petit bonheur. Pour éclairer notre lanterne, Jacques a pris une série de vues avec un appareil plein format et un appareil APS, à ouverture constante de F/11, avec toute les ouvertures disponibles sur le boîtier. L’appareil haut de gamme permet d’aller jusqu’à 25.600 ASA, mais attention, le défaut de bruit (grain) risque d’apparaître. Un appareil perfectionné permet de réduire le bruit mais encore, il ne fait pas de miracles. Nous pouvons comparer les différents résultats des images de Jacques et conclure que suivant les cas. nous pouvons monter jusqu’à 6.400 ASA. sans problèmes.

IN MEMORIAM

Il y a quelque temps encore, j’écrivais:  » l’association Brussels Miroir compte trois André parmi ses membres ». A présent, elle n’en compte plus que deux.
On ne se faisait pas d’illusion, la longue et pénible maladie qu’André Formatin endurait pouvait lui être fatale. Et ce qui devait arriver, arriva.
Nous nous souviendrons toujours, non sans tristesse, de cet être attentionné, chaleureux, plein de gentillesse, et bon photographe de surcroît.
Son absence, dans sa famille et parmi ses amis du club, laissera un grand vide.